#2285

Un ami vient de me faire miroiter la possibilité de, peut-être, pouvoir me prêter un appartement à Londres en fin d’année. Voilà qui, faut-il le préciser? me plairait bien (euphémisme). Vivre un moment Londres au quotidien, sans être à l’hôtel, cela m’intéresserait même beaucoup — en renouvelant fort à propos mon expérience de Londres. Car si je prend grand plaisir à rédiger une série d’articles historiques pour Londres, une physionomie, et si j’étais ma foi assez ému de recevoir lundi matin les feuilles de tirage (pages imprimées mais non collées) de Hercule Poirot, une vie, j’ai l’impression, que dis-je: la certitude, de passer vis-à-vis de ma passion pour Londres un véritable cap. Ces ouvrages concrétisent en effet de longues années de passion et, ce faisant, les clôturent en quelque sorte. Bien entendu, je reviendrai encore un peu au sujet — un autre Bibliothèque rouge autour de Jack l’Éventreur est déjà prévu, le premier étant quasi épuisé —, mais j’éprouve tout de même, en ce moment, un sentiment d’achèvement, de but atteint.

Feuilleter notre bio de Poirot (co-écrite avec Xavier Mauméjean, d’où le « notre »: écrire à quatre mains est un exercice d’une grande richesse) m’a d’ailleurs évoqué un sentiment étrange, celui en particulier d’une incrédulité, genre « on a écrit tout ça ? »… Et puis, je sais que pour retourner à Londres, il faudrait que ce soit dans de nouvelles conditions, et/ou avec de nouvelles personnes. Pour renouveler mon regard, changer de chemins. En cela, l’invitation de Simon & Gwenn a les rejoindre et leur servir de guide, à la fin de leur voyage à la poursuite de Dracula, constitua bien un tel renouvellement, puisqu’ils me firent aller dans des lieux que je ne connaissais que peu ou pas, sur les collines d’Hampstead. J’aspire à pousser un peu plus loin ce renouvellement.

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