#2541

D’un vert saturé, les épaules des prairies qui roulent immobiles sous la toile immense des nuées grises. Et tant de sons, emplissant ce paysage : des moutons de l’autre coté du court horizon, un aboiement enroué, un discret miaou à mes pieds, les friselis de quatre hirondelles posées en notes noires sur les fils électriques, claquements d’ailes, un croassement lointain, des roucoulements à gauche et des chants à droite, un piou-piou-piou droit devant, le tout sur le fond cadencé des grillons que l’on croirait émit par tout ce vert lui-même. Je n’ai pas entendu le rossignol, cette nuit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *