#2584

L’un des avantages des lectures « pro », tout ce que je lis ou relis pour les Moutons électriques et projets annexes, c’est que cela me soulage de la sempiternelle question « bon et maintenant je lis quoi ? ». Question qui revient avec une étonnante régularité sinon, indécis que je suis, partagé entre tous ces livres que je n’ai pas encore lus ou que j’ai l’impulsion de relire, et bien souvent j’en prend un, le commence, le repose, vais en chercher un autre, le feuillette, finalement non, j’en prends un autre et ainsi de suite jusqu’à ce qu’enfin mon humeur se stabilise. Ainsi avais-je entamé plusieurs fois Wild Chambers de Christopher Fowler, la dernière en date des enquêtes particulières de Bryant & May — et pourtant, il s’agit d’une de mes lectures favorites. Enfin, je viens de le lire, avec l’habituel plaisir et quelques rires ravis. Pas d’attente en revanche pour le prochain Mauméjean, La Société des faux visages, court, fou et lu ce week-end alors que je venais juste de le recevoir. Ce soir je pense entamer le début du prochain Jaworski — enfin, ce qui est déjà écrit de son prochain (oui oui, jalousez-moi). Ensuite ? Je ne sais encore, pour le moment je suis de nouveau plongé dans Soft City de Jonathan Raban, cet étonnant essai / mémoire sur la vie en ville, datant de 1974, que j’avais acheté en 1998 et que je crois bien n’avoir jamais fini, le picorant parfois, y revenant souvent, chaque fois fasciné puis lassé par sa densité, mais cette fois c’est à la recherche de certaines inspirations, certaines humeurs ponctuelles pour des travaux d’écriture en cours, que je l’ai rouvert. On a bien le droit de ne prendre ainsi que des aperçus d’un livre, après tout — ce que propose tout naturellement un recueil de nouvelles, j’en ai donc picorées quelque-unes dans Get in trouble de la toujours étonnante Kelly Link, aussi, ces jours derniers où j’essaye d’un peu lever le pied niveau boulot.

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