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Saison froide, l’approche de Noël se durcit comme un cœur glacial et concentré, d’un bleu poussiéreux. Sur Stalingrad, les lilas du Japon portent déjà les grappes vertes de leurs prochaines graines, en lieu et place des guirlandes que la mairie austère n’octroie plus. Les plantes furent-elles dupes d’une relative douceur ? Elles risquent de déchanter, comme la pauvre humanité qui au-delà du bonhomme rouge va se trouver un nouvel an plutôt solitaire, je le crains. Oh oh oh. Dans les bassins du jardin botanique, les lotus sont fanés comme des feuilles de tabac et les canards vous considèrent d’un œil jaune. Les temps sont rudes pour les rêveurs.

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