Couverture de mon prochain livre pour la jeunesse, à sortir en fin d’année. Co-écrit avec Fabrice Colin. C’est notre troisième album ensemble.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#1923
Quelques jours de vacances, at home. Un temps pour picorer dans des essais historiques afin de saisir quelques éléments supplémentaires en vue d’augmenter les bios de Holmes, Lupin et Poirot. Pour lire des Peter Robinson (Patrice Duvic m’avait dans le temps conseillé de lire cet auteur, connaissant mes goûts en matière de polar — il avait raison, et il en devint de plus l’éditeur français). Pour lire un vieux chef-d’œuvre méconnu du roman policier (Les Dossiers de l’Agence O de Simenon, trouvé d’occasion dans une jolie reliure cuir, à défaut d’être parvenu à le commander par la Fnac — qui interdit désormais à ses libraires la commande des très vieux titres, pourtant encore disponibles dans les fonds de Gallimard). Pour avancer un peu une nouvelle de Bodichiev débutée il y a des lustres. Pour ranger l’appart et aménager la cave. Pour respirer dans des journées lentes et silencieuses comme si le jour s’étirait en bâillant.
#1922
Chaque semaine, je me fais une joie d’ouvrir le nouveau numéro de Spirou. Tout n’est pas bon ni à mon goût, loin s’en faut, mais en 52 pages par semaine ça laisse de la marge. Et puis à l’instant j’ouvre le n°3776 et une double page cernée de mauve tendre me frappe l’oeil: « Jojo, un peu plus orphelin ». Le dessinateur André Geerts est décédé le mardi 27 juillet 2010. Merde. Merde-merde-merde. J’adore Jojo. Sous ses dehors gentillets, cette bédé me fait rire énormément, me touche aussi, c’est beau, c’est tendre, d’une intelligence formidable, et son dessin était d’une justesse épatante. Largement une de mes bédés favorites. Merde, quoi.
#1921
Journées avec les aventuriers : Simon Sanahjuas et Gwenn Dubourthoumieu sont passé à Lyon, pour apporter au galeriste de Bleus et originaux le matériel pour l’exposition des photos de Sur la piste de Tarzan. Nos baroudeurs voulaient manger lyonnais — mais allez trouver un resto ouvert le dimanche 15 août! Je leur ai donc préparé un repas bien lyonnais, puis ils ont vaillamment numéroté et signé les 70 exemplaires du tirage de tête de leur livre. L’aventure urbaine passa par une batterie à plat et une expédition postale, mais tout fut bien qui finit bien, avec un nouveau repas bien lyonnais le soir, chez les amis galeristes. Souvenez-vous : vernissage le 27, à partir de 18h. C’est rue Cuvier, dans le sixième. Le lendemain, autre ami, autre aventure, avec un repas « moléculaire » chez Fabrice Méreste — repas surprenant (c’était le but, après tout) et fort plaisant. Toutes ces sphères, ça fait très sci-fi seventies.
#1920
Et toi André, qu’est-ce que tu as fait, aujourd’hui? Eh bien moi, j’ai été me promener, depuis la rue des macchabées jusqu’à la rue des trois artichauts. Véridique. Grande promenade à travers les collines, en passant par le cimetière de Loyasse qu’apprécie particulièrement mon camarade Olivier — où je suis tombé sur la tombe des Berna – Sabran, soit donc la famille de l’auteur policier / jeunesse Paul Berna et de son frère l’illustrateur Jean Sabran. À l’entrée, la tombe ultra-laïque et géométrique d’Edouard Herriot. Paraît qu’il y a aussi celle d’un magicien nommé Maître Philippe, pas trouvée, faudra qu’on y retourne.



