Tumulte matutinal — parfois l’océan se rappelle à notre souvenir. Réveillé par les doigts gris des embruns frappant au vasistas, je suis descendu au salon dans un demi-jour ténu et humide, tandis que gonflait au dehors une rumeur maritime, une levée puissante qui bientôt secoua le jardin, éclaircissant le ciel mais grondant comme pour que l’on se souvienne qu’après tout, elle n’est pas si loin, l’immense et brutale persuasion de l’Atlantique.
Archives de catégorie : journal
#2368
Presque pas bossé aujourd’hui. Après trois jours de boulot dans la cave, nous avons été longuement nous promener, c’était nécessaire. Et comme je me sens crevé depuis un bon moment, limite surmenage, en tout cas ambiance « mars m’a tuer », je vais lever le pied durant une quinzaine de jours. Pfiouh. Tiens, je vais lire, pour changer.
#2367
Opération « démontage / remontage de la cave-stocks des Moutons », done ! Trois jours de travaux harassants. Tout est monté, plié, trié, rangé, nettoyé… Ouf. En 12 ans, le petit stock d’exemplaires VPC / SP / auteurs / livres épuisés des Moutons électriques est passé par un garage über poussiéreux à Villeurbanne, une cave ultra obscure et cendreuse à Lyon, un garage lointain et humide à Lyon… et ces dernières années, dans ma cave bordelaise, claire et sèche, mais le foutoir de cartons entassés n’était plus gérable, il fallait vraiment installer des étagères pour s’y retrouver durablement. Ça peut sembler rien du tout, mais ça va nous changer le boulot, assurément.
#2364
Mars m’a tuer. Ce fut un mois un peu rude : le voyage à Londres était über agréable mais ultra fatiguant ; la petite bronchite n’arrangea rien ensuite ; le salon du livre de Paris fut comme il se doit épuisant au dernier degré ; et non encore remis, le week-end dernier ce fut un autre salon, à Bordeaux. Lors de la fête d’hier soir j’étais K.O. et tout fondu, je me sens moulu, la cervelle enchiffrenée (« comme un chiffon froissé »), les yeux qui piquent, le cou endolori… Au point que j’ai arrêté de bosser, tout à l’heure, à la fois trop crevé pour continuer et pas assez peut-être pour faire une nouvelle sieste, tendu, lessivé… Ai été un peu me promener, papoter avec des copains libraires, acheter du chorizo espagnol frais… Enfin, le quotidien va retrouver ses marques, le corps s’apaiser, les habitudes de lecture, d’écriture, de boulot, de facebooking, de blog… reprendre leurs droits.
#2362
Je disais hier ne plus écouter autant de musique qu’auparavant, en particulier parce que la musique étant pour moi en grande partie un partage intime, je n’ai plus, seul, le « réflexe musique ». Pourtant j’en écoute toujours, mais plutôt selon des modes différents de l’écoute ponctuelle : une journée ou deux je réécoute tout Coltrane, ou tout Soft Machine, ou tout Nucleus (groupe anglais de jazz-rock de Ian Carr, peu connu en France je crois), ou bien encore beaucoup de Phillip Glass et/ou de Steve Reich. Binge listening ?

