Apophénie et paréidolie. Il y a quelques soirs de cela, alors que je venais de regarder un concert de Santana, le moteur de YouTube décida soudain de me proposer un document sur les formes humanoïdes sur Mars. Intrigué, je regarde la chose… et découvre avec un mélange d’amusement et de vertige le phénomène provoqué par les images transmises par le petit robot Mars Curiosity Rover, images que je vais de temps en temps admirer (d’où certainement ce lien subitement proposé). Des fanas d’ovni et de théorie du complot scrutent les images à la loupe et ne cessent apparemment pas d’y discerner des tas de ce qu’ils nomment des « anomalies » et pas mal de silhouettes humanoïdes… Et de passer leur temps à expliquer tout ça sur YouTube, avec force entourages en rouge, grossissement de pixels et, la meilleure, voix truquée pour faire robotique (wtf). Au sein de tous ces oiseux exposés, j’ai retrouvé la fascination teintée d’un peu de malaise que je pouvais avoir étant môme pour les J’ai Lu rouges de « L’Aventure mystérieuse ». Prendre des vessies pour les lanternes de l’archéologie, voir des formes signifiantes dans tous les cailloux, estimer être d’indubitables sculptures ce qui ne me semble que bêtes rochers, et puis sur tout cela l’espèce de frisson de la science-fiction, un reflet du « sense of wonder » étrangement distordu — une base secrète sur Mars? des humanoïdes à foison? Ah, je voudrais bien.
Archives de catégorie : journal
#2272
Presque titubant, il balbutia d’une voix cassée : « Le Panorama est fini, le Panorama est fini ». Mais il ne parvenait pas encore à vraiment y croire.
#2269
Hier soir, rentrant de la soirée BD mensuelle (où PM défendit excellement l’ouvrage de son choix et où celui de Scott McCloud se fit étriller), comme j’approchais de la voie ferrée…. la belle surprise ! S’élevant de la tranchée ferroviaire près de laquelle j’habite, le crissement du chant de quantité de grillons. Sans doute logés dans les pierrés, les insectes s’en donnaient à élitres-joie, emplissant la nuit de cette stridulation pulsée. Après quelques pas dans ma petite impasse déjà le son ne s’en percevait plus, mais au-dessus des rails le chant des grillons semblait faire vibrer l’air nocturne.
#2268
Bosser sur un « monstre » comme le Panorama cela tient au bout d’un moment de l’obsession… Mais j’en vois venir le bout, tout d’même, une petite dizaine de jours de boulot encore, d’après mon chemin de fer. Et je ne suis pas peu fier d’avoir « extorqué » plusieurs articles ou notules supplémentaires à de consentantes et patientes victimes comme Patriiick Marcel, Christine Luce, le professeur Mauméjean ou Tim Rey. Je tiens les 640 pages mais le sommaire est encore plus riche que je ne l’avais rêvé. Bon en revanche, ça veut dire pas d’Imaginales pour moi cette année, hélas.
#2265
Retour d’un concert : Tigran, mélange de piano jazz solo et de chant religieux arménien, à l’église Sainte Croix. Bon, j’avoue que mécréant comme je suis, en voyant entrer les chanteuses en large robe, la tête couverte de leur grande capuche grise, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une réunion du Conseil Gris (les amateurs de Babylon 5 comprendront). Et d’ailleurs, dés le début j’en ai eu confirmation : ce doit être ainsi, la musique mimbari. Mais c’était beau, très beau, limpide, vibrant, assez proche de Philip Glass. Et à la fin les applaudissements claquaient sous les voûtes de pierre comme une violente pluie d’orage.