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#1390
Je remarque que, dans mes rêves, je suis presque toujours avec un compagnon — contrairement à ce qui se passe dans ma vie réel. Inutile d’aller consulter un psy pour me faire facturer une analyse, de toute évidence. Toujours est-il que ce matin, j’étais en compagnie de mon ex-coloc. Mais aussi de ma petite chatte, Jabule, qui occupe visiblement une place grandissante dans mon quotidien. Nous revenions de je ne sais quel pays étranger, et voyagions à bord d’une nef si immense qu’une partie en était occupée par une morceau de campagne. Nous étions logé dans une vaste chambre, avec lits superposés trônant au milieu de la pièce. Jabule jouait sur l’épais édredon blanc puis sautait sur le plancher et, passant la porte en métal, allait faire quelques pas timides sur la terre battue de l’extérieur. Je découvrais d’ailleurs avec plaisir que mon vieil ami chti, Philippe, avait planté sa tente auprès du poulailler du navire. Regagnant notre cabine, je m’inquiétais tout de même: nous avions été séparés de notre majordome à la douane (un grand tapis roulant sur lequel il fallait grimper), et nous ne l’avions plus revu, lui d’habitude si ponctuel. Qu’allions-nous bien pouvoir faire si notre fidèle butler avait raté le départ?
#1389
Je me tiens, avec Axel et d’autres personnes, sur un chemin de campagne, devant une haute clôture grillagée. Dans le pré de l’autre côté, des nonnes combattantes s’entraînent, en pleine séance de kung-fu. Soudain, des chars soviétiques surgissent de la forêt, dispersant les guerrières en cornette et défonçant le grillage. Réalisant que ça y est, c’est l’invasion, nous nous mettons à courir dans les couloirs de l’hôpital, mais je perds mon groupe dans le hall d’une gare, distrait par un trio portant des crayons géants.
Le quartier médiéval d’une ville. Au sein des vieilles maisons à colombage, une université flambante neuve, toute en verre et métal brossé. J’y vais avec mon vieux copain Eric, pour suivre le cours de super-héroïsme. Malheureusement le prof est en retard et nous repartons, en volant ras au-dessus des toits d’ardoise.
Sommeil un brin agité, ce matin.
#1388
Lectures? Récentes et en vrac, alors.
« Locked Rooms » de Laurie R. King. Un tome de cette sorte d’univers parallèle où Sherlock Holmes s’est marié avec son apprentie, Mary Russell. Toujours plaisant, cette fois à San Francisco en 1924, avec Dashiell Hammett en détective.
« Lunar Friends » de Jenny Uglow. L’histoire de la Lunar Society et des hommes de science qui, Erasmes Darwin parmi eux, révolutionnèrent le XVIIIe siècle à partir de Birmingham.
« The Case of the Gilded Fly » d’Edmund Crispin. Longtemps que je songeais à lire cet auteur, un tardif et amusant représentant du polar anglais de l’âge d’or. Trois belles intégrales dormaient sur mes étagères depuis plusieurs années. Brillant et caustique, ça se lit un peu comme du David Lodge mâtiné d’Agatha Christie.
« Mort de Jézabel » de Christianna Brand. Encore du polar british, années 50. Léger et astucieux. Dans les deux cas, hasard, de désagréables jeunes femmes manipulatrices sont les victimes peu regrettées.
« New York in the 50s » de Dan Wakefield. Comme son titre l’indique. Plutôt centré sur le Village que sur tout Manhattan, mais fascinant portrait d’une époque.
« The Secret Life of Oscar Wilde » de Neil McKenna. Biographie presque exclusivement centrée sur la vie sexuelle tumultueuse du grand homme, son obsession des beaux jeunes gens et des « amours grecques ». Prenant et, finalement, poignant.
« La double vie de Vermeer » de Luigi Guarnieri. Entre essai et roman historique, l’histoire du faussaire Van Meggeren, qui peignit de faux Vermeer… qui ne ressemblaient nullement à des Vermeer! Une jolie page d’histoire de l’art aux allures d’enquête presque policière.

