#1251

Ouf: j’ai quasi bouclé les deux prochains « Bibliothèque rouge », sur Bond et Maigret. Right on time pour les dossiers de subvention. Rude mais excitant boulot, j’adore. Voici le sommaire du Maigret de Jacques Baudou:

Toute une vie de flic (biographie d’un commissaire parisien)
1885-1905 : les années de jeunesse
1905-1915 : à nous deux, Paris !
1913 : la première enquête de Maigret
1914-1927 : Maigret inspecteur de police
1927-1930 : Maigret commissaire
1931-1940 : Maigret commissaire divisionnaire
1940-1953 : les années de retraite
Chronologie d’un commissaire parisien
Pour une bibliographie de Maigret
Les vies parallèles de Maigret
Les « rivaux » de Maigret
Les nombreuses vies de M. Allou (Roland Lecourbe)
Les nombreuses vies de M. Gilles
Les nombreuses vies de l’inspecteur Morse (Céline-Albin Faivre)
Empreinets de Maigret (portfolio Jean Ruaud)
Maigret & Cie ou les détectives de l’agence Simenon (Maurice Dubourg)
Maigret avant Maigret (Paul Gayot)
Simenon, un géant de la littérature mondiale (Michel Soupart)
Le quotidien selon Simenon (Philippe Ethuin)
Le Chinois de la rue Montgallet (Hommage – Daniel Prasson)
Le masque du monstre (Hommage – Matthew Baugh)
Maigret au Fouquet’s (Hommage – Robert J. Courtine)
Maigret et la pluie de sang (Hommage – André-François Ruaud)
Quand Lemmy rencontre Jules (Hommage – Terrance Dicks)

et le sommaire du James Bond de Laurent Queyssi:

La mort ne dure jamais (biographie d’un agent secret britannique)
1907-1939 : les premières années
1940-1945 : les années de guerre
1946-1950 : les années d’après-guerre
1950-1958 : les premières missions de 007
1959-1962 : les années Blofeld
1963-? : les dernières années
Épilogue
Chronologie d’un agent secret britannique
L’instinct de mort (Philippe Lombard)
Si Bond avait su… (Étienne Barillier)
Services secrets, adresses discrètes ? (A.-F. Ruaud)
Fleming, Ian Fleming
Pour une bibliographie de James Bond
Le grand détournement (Philippe Lombard)
Un homme moderne
Les vies parallèles de James Bond
D’un Bond à l’autre (Étienne Barillier)
Les « rivaux » de James Bond
Nos hommes Bond (Philippe Lombard)
Spicy but chic – une journée ordinaire dans la vie de Modesty Blaise (Xavier Mauméjean)
Les nombreuses vies de John Steed (André-François Ruaud & Olivier Davenas)
Kiss kiss, bang bang (Hommage – Léo Henry)
L’homme qui gagnait au casino (Hommage – Éric Saussine)
En amour comme à la guerre (Hommage – Brad Mengel)
L’ennemi de mes ennemis (Hommage – Pierre Rodiac)
L’avant-dernier problème (Hommage – Philippe Lombard)
Toujours plus, toujours ! (Hommage – Johan Heliot)

#1250

Je m’étonne moi-même de me lever aussi tôt, depuis quelques semaines. Une nouvelle étape dans le vieillissement? Toujours est-il qu’à 8h dernier carat je suis debout, moi qui jamais auparavant n’émergeais avant 9h. Et cette heure gagnée me permet de me remettre à lire: depuis plus de 6 mois j’éprouvais quelques difficultés à lire autant que je l’aimerai, mon horloge interne tic-taquait un peu trop vite, j’étais intranquille, toujours un peu trop speed ou un peu trop fatigué pour me concentrer sur des livres. De ce fait, j’essaye maintenant de trouver une nouvelle quiétude. De conserver le début de matinée pour une immobilité tranquille, assis dans le fauteuil au coin de la fenêtre du salon, avec un livre.

Combien est malaisé d’atteindre le calme: les chagrins et doutes de la solitude, les petits effrois de toutes sortes, les baisses de tension, les regrets parfois, tant d’élements, tant d’humeurs attristent et bousculent. Retrouver la lecture-plaisir, pourtant. Au détriment, curieusement, de ce blogue? Hasard peut-être mais je n’y trouve pas grand-chose à écrire ces temps derniers. D’humeur plus contemplative, je ressens peu le besoin de rédiger des billets sur cette page virtuelle. D’humeur un peu nostalgique, peut-être aussi: je resonge à d’anciens amis, me surprend à faire ressurgir des images presque oubliées. Serai-je un vieux?

J’écoute peu de musique. Préfère le silence, ou du moins la rumeur de la ville, et les stridences des hirondelles. Après ces années à avoir délégué la direction de la chaîne hifi à mon coloc, il semblerait que cela ne me soit plus tout à fait naturel. Et puis il me manque nombre de galettes. J’hésite beaucoup, ne sais qu’écouter. Alors je continue à lire. Et laisse le Likely Lad brutaliser ma chaîne lors de ses nombreux retours de la discothèque, avec une floppée d’autres « gros noirs ». Une copine m’a promis des découvertes d’électro. Ce sera peut-être l’occasion d’une revitalisation active de mes écoutes. On verra bien.

#1249

Joie, bonheur: terminé à l’instant un bon gros dossier bien compliqué de demande de subvention… Raah!

Suis le nez dans la maquette du James Bond pour la « Bibliothèque rouge ». Ça, par contre, c’est bien rigolo — au point que, bien que directeur littéraire avant tout, je m’octrois aussi le plaisir de faire en entier les maquettes de cette collection-là: pas touche, c’est à moi!
🙂

#1248

J’ai déjà dit ici tout le bien que je pense du bédéaste Nylso. Un nouveau volume de son Jérôme, Jérôme et Sultana vient de paraître, et je découvre avec amusement dans la « Gazette du Comptoir » (le très beau catalogue bimestriel du distributeur) que pour la rééditon des premières histoires (avec des bonus: grrr!), ils n’ont rien trouvé de mieux à citer… que mon blogue! Voilà qui est flatteur. De manière amusante, sur la même page était annoncé le 4e Comix Club, où j’ai fait un article.

En parlant de bédéaste, Frantico fait son retour avec un nouveau blogue BD: « Niko Shark ». Cette fois, il est vraiment visible, dans l’humour, qu’il s’agit bien de Lewis Trondheim — mais peu importe l’identité de l’auteur: c’est férocement drôle.

#1247

J’adore Lyon. Mais il y fait vite très chaud. Et mon appartement étant orienté plein ouest, il est terriblement chaud lui aussi. C’est un véritable problème, pour travailler à domicile comme je le fais. L’autre jour il faisait même tellement étouffant dans l’appartement, l’air y était si immobile, que j’ai fait une crise de claustrophobie — pas glop. Je me retrouve donc à me lever très tôt ces temps-ci, afin de profiter d’un peu de fraîcheur, tout en ne parvenant pas à me coucher sensiblement moins tard. Pas très glop non plus.

Bon, à part ces grommellements sur la météo, j’suis plutôt content. Plein de jolis projets se concrétisent, niveau écriture. Le boulot avance formidablement bien avec Raphaël Colson sur un gros essai sur la SF, idem avec Fabrice Colin pour une encyclo du merveilleux pour les ados, j’ai débuté dans l’enthousiasme un roman avec Matthieu Baumier, les plans manga avec Patrick Larme se concrétisent, les « Nombreuses vies de Nero Wolfe » avec Xavier Mauméjean sont sur de bons rails… Oui, j’aime écrire en duo: c’est une pratique très stimulante, où l’on brainstorme en permanence et où l’on se relance mutuellement.