Encore une amusante revue petit format, celle-ci surtout intéressante pour une création du studio Bottaro, étonnante version bottaresque de Krazy Kat, en quelque sorte… Ah, comme j’aimerai qu’un éditeur nous propose une belle édition de Pepito et du reste de l’oeuvre du regretté Luciano Bottaro. Hélas, un projet des éditions Cornélius fut interrompu par la mort de l’auteur — cette maison aurait vraiment été idéale pour une telle entreprise (j’admire énormément leur travail).
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#1798
Alors là, avouez que comme slogan on a rarement fait mieux: un « journal trognon »! Curieux mélange au sommaire de ce petit format: à la fois du Calvo (« Les mémoires de Coquin le gentil cocker », sur scénario de Marijac) ; du matériel anglais (« Plouf », un décalque modernisé du Vent dans les saules) ; du français (« Sophie et Poilapuce », par Christian Marin, que j’avais dans le temps comme client à la librairie) ; et quelques autres petites histoires à l’origine peut-être anglaise.
#1797
OK, donc quelques scans de vieilleries bédés oubliées… À commencer par Yo-Yo, petit magazine qui décida chez moi de ma vocation: j’allais devenir auteur de bédé! Bon d’accord, ça ne s’est pas réalisé, mais enfant je dessinais sans arrêt, et j’alignais bédé après bédé… Yo-Yo possède donc pour moi un fort attrait nostalgique, et ce pas tant pour la bédé-titre (par Jean-Louis Pesch) que pour une autre, néerlandaise: Dicko Dak. Il y a quelques années j’en avais trouvé une très jolie reliure sur un marché de La Haye, mais le prix était hélas trop élevé.
#1796
L’année commence comme la précédente s’est achevée: dans les travaux. Le salon est tout blanc, les peintures de portes et fenêtres sont rafraîchies, maintenant la ronde des ouvriers va reprendre… Rude tâche: vider le couloir! Sachant que des tonnes de bibliothèques l’occupaient… Ouch: j’ai le dos un peu douloureux et suis bien vidé. Mais le couloir aussi — tous les bouquins, bédés et revues s’entassent jusqu’à l’étouffement dans la petite chambre, le bureau, le salon et jusque dans la cuisine (où les stocks pour VPC des Moutons ne vont pas être aisément accessibles pendant un moment). Moi qui suis assez maniaque du classement, c’est un peu le cauchemar. Enfin, pas de bobo — à part Mes évasions de Georges Rème, 1928, les mémoires d’un cambrioleur, que l’effondrement genre avalanche de deux étagères complètes d’essais sur ce pauvre Axel a presque brisé en deux (le livre, pas le gars).
Pour le reste, le côté amusant d’un tel branle-bas est de retrouver quantité de petites choses que j’avais quasi oubliées… Un almanach Rupert the Bear de 1944 ; la photocopie du scénario tapé à la machine de Coeur d’acier II par Yann pour Chaland (du Diable si je sais comment je peux bien avoir cela) ; une collection de Comics Unlimited (le fanzine anglais où les sieurs Jean-Daniel Brèque et Patrick Marcel publiaient autrefois leurs bédés) ; une collection de Approximate Continuum Comics Institute H3319 (le fanzine photocopié qu’auto-éditait Lewis Trondheim à ses débuts) ; un numéro de 1985 de la revue italienne Linus ; un Science et Vie de 1958 annonçant les « jeeps de l’air » et un autre de 1948 avec deux ailes volantes en couverture ; une collection de Mister X en VF (un superhéros au menton carré faisant penser à la fois à Flash et au Phantom — début des années cinquante) ; Des Bout d’chou, Pepito, Fox et Crow, Foxie, Bimbo, Rex, Poucinet, Flip et Flop, Dodu, Yo-Yo et Minou-cat (j’adore ces vieilles bédés comiques populaires) ; deux numéros des aventures du Captain Carrot, l’un en VO chez DC, l’autre en VF chez Artima (un super-héros lapin) ; un almanach Dan Dare de 1963 ; Pignouf, une parodie québécoise du journal Spirou (publiée en encart dans ce dernier en 1977)… Faudrait que je fasses quelques scans, tiens…
#1795
Vu « The End of Time », ultime épisode du Doctor Who version David Tennant / Russel T. Davies : le Docteur est mort, vive le Docteur ! Belle fin, quoique épisode trop linéaire pour mon goût et manquant en grande partie du genre de folie réjouissante qui faisait du précédent double épisode une telle réussite, mais tout cela reste bel et beau, très satisfaisant — en particulier l’épilogue où le Docteur fait ses adieux à tous ses compagnons. Snif. Maintenant, au tour de Matt Smith d’endosser le rôle — et le Docteur n’aura jamais été aussi jeune, c’est assez étonnant, mais je ne suis pas du tout contre, connaissant le talent de cet acteur. Vivement le printemps.
Également vu The Gruffalo, un délicieux dessin animé diffusé le 25 décembre sur la BBC. 26 minutes de bonheur et de poésie, dans une 3D proche de celle des Minuscules, avec plein de voix connues et sur une musique de René Aubry: la classe totale, quoi. Quand on voit que tout ce que les chaînes françaises parviennent à nous diffuser à la même période sont des « exclusivités » aussi relatives que la vieille série anglaise Gormenghast ou la moins vieille série anglaise Whitechapel, la créativité de cette chère Beeb laisse rêveur…







