#1759

Suis maintenant dans un hôtel a Annemasse. J’ai fait ma conf ce matin, sur SF, fantasy et rapport a la littérature jeunesse. En début d’aprem ce fut Anne Marie Metallie qui parla de sa passion pour l’édition de manière très enlevée. J’avais déjeune avec elle, sa maison fête ses 30 ans mais a connu les mêmes choses que les Moutons – ce fut très intéressant d’ainsi echanger avec quelqu’un d’expérience. Bien discute aussi avec un très vieil ami, Michel Rossillon, pas vu depuis quelques années. Dire que nous allions au festival d’Angouleme tous les ans, vers mes 20 ans… Ah sinon Orange est bien fidèle a sa réputation: j’ai un iPhone tout beau tout neuf et ces andouilles n’ont pas mis mon abonnement en route, super… Moi qui voulait enfin me mettre a la pointe du progrès…

#1758

Dans un hôtel, a Cluses. J’ai dine avec un Papou. Non, vraiment. Un vrai avec un morceau de bois dans le nez. Tres sympa, pour le peu que l’on a echange via sa traductrice. Weird anyway…

#1756

Allons bon, voici que Tzvetan Todorov lui aussi ne respecte aucun « devoir de réserve ». Bel article dans Le Monde : « Menaces sur la démocratie »

[…] l’ultralibéralisme est un monisme, il prône la soumission de la société à une force unique, celle du marché illimité. Partant d’un postulat anthropologique fantaisiste, selon lequel l’individu se suffit à lui-même, et réduisant ledit individu à un animal aux besoins exclusivement économiques, l’ultralibéralisme ne laisse aucune place pour le pouvoir politique, qui est pourtant responsable du bien commun. La monarchie, même élective, n’est pas la démocratie. En théorie, nos institutions restent fidèles aux principes démocratiques ; en pratique, il leur arrive d’être transformées en simples façades d’un pouvoir absolu et personnalisé. Comment, ensuite, exiger des habitants des cités ce que n’incarnent pas les dirigeants du pays ? La démocratie repose sur un équilibre fragile entre les composantes de la société ; en ce moment, des signes nombreux indiquent que cet équilibre est mis en danger.

#1755

I’m in a fantasy mood, this autumn. Lu The Alchemist Door de Lisa Goldstein — acheté il ya longtemps, je l’avais oublié en bas de la bibliothèque du salon. L’ai retrouvé en faisant encore du rangement/tri de bouquins, samedi. Très beau roman, comme d’habitude avec Lisa Golstein. Une fantasy sur l’Europe du XVIe siècle, avec en protagonistes le magicien anglais John Dee et le rabbin Loew — et le golem que ce dernier crée, bien entendu. Oh, et la comtesse Elisabeth Batory, dans un petit rôle. C’est intrigant, prenant, construit d’astucieuse manière, ni banal ni bancal, en dépit d’éléments peu évidents à marier. Mais Goldstein avait déjà livré auparavant deux autres très belles fantasy « renaissance » — traduites en leur temps dans une éphémère collection J’ai Lu Fantasy, je crois qu’ils ne sont guère vendus. Enfin, une lecture très agréable. J’ai recherché ensuite quels autres romans l’auteur avait publié depuis — et fut déçu: elle écrit maintenant sous un pseudonyme, Isabel Glass, des high fantasy qui ont l’air plutôt teintées d’eau-de-rose. Argh. À force de mal vendre, elle a décidé de tourner casaque et de nous faire un plan à la Megan Lindholm devenant Robin Hobb? Ce serait bien triste. Mais si compréhensible, quand on voit combien la fantasy sophistiquée trouve difficilement un lectorat…