#1754

De nouveau dans le Dico féerique, tome 2 (le bestiaire fantastique). Je vais y travailler comme cela de manière régulière toute cette fin d’année, on and off, je pense. Un peu plus d’un quart rédigé, pour l’instant. Relu du Kenji Miyazawa, à la recherche de citations — quelle merveille. Des nouvelles de Charles de Lint, aussi — ah, je rêve d’un jour parvenir à en réunir un gros recueil dans la Voltaïque… Et puis, lu deux courts romans de Charles de Lint, Seven Wild Sisters et Medecine Road (dans la belle édition limitée, illustrée par Charles Vess), deux fictions emplies de créatures intéressantes: esprits du ginseng et fées abeilles, jackalope et femme-coyote…

#1753

Hier soir, concert classique à l’auditorium. Pas dans mes habitudes mais j’étais invité par mon camarade Fabrice Méreste. Enfin, quand je dis classique… En réalité, du contemporain (Olivier Messiaen) et du moderne (Gustav Malher). Première fois que je voyais un concert avec grand orchestre, l’expérience était très intéressante et agréable — fascinante, même. Quoique j’ai nettement préférée l’oeuvre de Messiaen (« Concert à quatre », datant de 1991), et en particulier son deuxième mouvement, « Vocalise », sobre, tendue, pleine de sons surprenants, à la « Symphonie n°6 » de Malher (1903-07), toute emmitouflée de violons — l’Andante moderato était très beau, mais j’ai trouvé assez pesant le Finale (Allegro moderato), trop tonitruant pour mon oreille inexperte.

#1752

Trop fort, ce nouvel imprimeur: reçu ce matin les stocks de Regarde le soleil de James Patrick Kelly — avec 4 jours d’avance. Première fois que ça arrive, je crois. Couverture par notre ami espagnol Antonio Seijas, qui avait déjà fait celle du huitième Fiction. Si je ne me trompe pas dans mes comptes, ce doit être le quatre-vingt-huitième titre des Moutons électriques. Déjà le douzième volume de la Bibliothèque voltaïque. Et le premier à arriver un vendredi 13 !

#1750

Vu un vieux film anglais absolument épatant (pour utiliser un qualificatif lui-même vieillot): Hue and Cry, la toute première des Ealing Comedies, sortie en 1946. Entièrement tournée en décors naturels, elle constitue un témoignage rien moins que fascinant sur le Londres en ruine après le Blitz, en plus d’être un polar jeunesse tout à fait astucieux et rigolo. Et puis ce noir et blanc, que c’est beau!

Vu aussi un formidable téléfilm anglais, In the Red, écrit par Malcom Bradbury et avec Stephen Fry dans un des rôles. Il s’agit d’une comédie grinçante, entre polar et satire politique, sur une série d’assassinats de banquiers (voilà qui reflète des sentiments toujours d’actualité) et de politiciens, des magouilles d’un parti opportuniste de centre, du complot de deux contrôleurs de la BBC pour éliminer leur directeur général, des querelles internes à la BBC Radio… le tout produit par la BBC, bien entendu! Chère vieille Beeb, c’est la classe. Un téléfilm très drôle, au mauvais esprit délicieux.