Par cette douceur et dans cette brise, les rues de Bordeaux et de Talence embaument, les roses, les acacias et les glycines en particulier s’en donnant à parfum joie. Je me souviens qu’une fois, le quotidien local avait relayé les ricanements de certains élus lorsqu’un membre de la gouvernance écologiste s’était réjoui en conseil municipal de ce que nos rues sentent si bon. C’est pourtant un élément important du bien vivre, n’en déplaise à ces promoteurs du béton et des parkings, maintenant revenus au pouvoir hélas. Dans le temps, lorsque je descendais dans la rue, à Lyon, je me désolais que cet environnement complètement artificialisé ne sente que les égouts à la moindre chaleur. Ici, on respire, le fond de l’air est sucré.