L’autre soir, ma copine Juliette m’a présenté à ses amis de Berlin comme l’homme qui écrit deux romans par mois, quelque chose comme ça. Rigolez, rigolez, il faut bien que je m’occupe. Et l’an dernier, je n’ai écrit « que » deux romans (le dernier Bodichiev et un « blanche » qui tourne en lecture) plus mes mémoires (à sortir en septembre chez Flatland). Écrire me donne une structure, en plus des projets de publications que je soumets çà et là. J’ai fait une pause administrative, hier, et pendant ce temps je crois avoir débloqué le principal de la narration du roman de fantasy jeunesse sur lequel je suis — en parallèle d’un polar. Derrière, j’ai deux autres romans qui « poussent », dont l’un bien entamé. Et j’ai terminé aujourd’hui une novella. Eh, sans tout cela je serai dans la vie tel un gros qui flotte dans ses vêtements après une cure d’amaigrissement. Comme je suis incorrigible, j’ai eu aussi, durant mes insomnies de cette nuit (vent, pluie, tempête, ça cingle, siffle, cogne), l’idée de deux anthologies. Et mon grrand projet d’essai avance sereinement, bien sûr.
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#6269
Pff vous appelez ça de la neige ? Lorsque je me suis levé ce matin, une main glacée venait seulement de jeter un peu de gros sel sur la vitre du vasistas, rien de plus. Enfin, au moins fait-il grand beau et cela m’a mis un peu de baume au cœur pour recommencer à travailler après une bonne semaine de pause. Hop, courage, retour à l’écriture et à ma discipline des 10 000 signes par jour.
#6268
Beau brouillard cette nuit lorsque je suis rentré d’un réveillon anglophone, mais les photos ne donnaient rien, c’est la limite de cet appareil qui capte trop de lumière. En voici donc une ancienne et également anglophone somme toute. J’hésite à émettre des vœux, en cette nouvelle année électorale avant la grande catastrophe annoncée de l’an suivant. Tâchons de rester calme. Temps gris et terriblement froid qui m’a rappelé sans nostalgie aucune les températures lyonnaises. Vivement les beaux jours !
« Kindness, kindness, kindness. I want to make a New Year’s prayer, not a resolution. I’m praying for courage. » (Susan Sontag)
#6267
J’aime assez alimenter mes projets d’écriture de rencontres aléatoires. Et puis il y a de belles serendipités. Ainsi, j’expliquais à un ami lors d’une promenade que pour le polar que j’ai débuté, situé dans mon uchronie habituelle mais en 1902, j’envisage d’avoir un rôle pour Élisabeth d’Autriche. On fait une halte à une boîte à lire et qu’y trouve-je ? Une grosse biographie de Sissi ! Bon, il s’agit du genre « bio people », très sentimentale, mais je vais forcément y picorer quelques éléments. Et puis j’ai fort envie d’y évoquer les fumeries d’opium, je dois lire sur le sujet un beau bouquin de chez L’échappée. Hier soir j’ai l’imprudence de faire un tour chez un bouquiniste où je ne vais jamais d’ordinaire et hop ! une jolie reliure de Opium par Jean Cocteau, étrange recueil de notes, dessins et aphorismes lors d’une cure de désintoxication. Fabuleux Cocteau, toujours lumineux même lorsqu’il est incompréhensible. Je vais utiliser cela aussi, par conséquent.
