#197

Et moi qui m’inquiète d’avoir cinq mille bouquins chez moi… Umberto Eco pour sa part, déclare:

« J’ai fait le compte de mes livres il y a dix ans. Je peux maintenant le corriger de mémoire. Ici, il y en a trente mille et il faut, selon une loi que je me suis imposée, que ce chiffre ne soit pas dépassé. Quand j’ai emménagé, j’ai pu, pour la première fois de ma vie, ranger les livres en une seule file. Les mettre sur deux, ou, parfois, trois rangées, c’est comme si on ne les avait pas! A peu près tous les six mois, je fais le tri entre les ouvrages qui doivent rester ici et ceux qui peuvent partir à la campagne. Dans ma maison de campagne, où je dispose d’un grand espace, il y en a dix mille environ. A Bologne, j’en ai encore deux ou trois mille, et dans mon pied-à-terre parisien à peu près un millier. Nous arrivons à cinquante mille volumes… La question la plus bête qu’on me pose quand on visite ma bibliothèque, est évidemment: « Les avez-vous tous lus? »»

#196

Lu: Carnet de bord de Lewis Trondheim.

L’Association vient de lancer une nouvelle collection, des petits livres vraiment très beaux , sur papier ivoire, cousus, couvertures non pelliculées. Quatre petits livres qui font très envie — mais s’avèrent hélas assez coûteux. Le Trondheim est le plus mince du lot — et il fait déjà 10 €…

Lewis y revient à la pratique de l’autobio, qui lui réussissait si bien autrefois. J’avais trouvé que son dessin sur le quatrième « Donjon » était un peu bâclé par endroits, et il paraît qu’il se fatigue de la fiction, a envie de revenir à des choses plus personnelles — tant mieux, ma foi, car j’ai toujours aimé le Lewis autobio. Ici, il s’agit comme son titre l’indique d’un journal de voyage, à l’île de la Réunion en décembre 2001. Des pages de croquis & de commentaires à chaud, sans retouches (même orthographiques: Lewis a laissé les ratures, comme le faisait son compère Matt Konture dans Jambon blindé).

Trop bref, mais plaisant.

#194

Mon gentil correspondant, qui aime avoir le dernier mot, persiste & signe à propos des nems chua (m’en fous, j’viens de manger le dernier):

Tsk. J’ai tendance à penser que « fermenté » est une traduction un peu facile du mot anglais « fermented ». J’aurais tendance, étant donné la présence de tinh dans le nem chua, à employer plutôt le terme « macéré ». Comme ça, en plus, c’est à mi-chemin entre nos deux positions. C’est pas gentil, ça?

Si, si… 🙂

#193

Harald T. Nesvik, parlementaire norvégien de droite, a nominé le premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair et le Président des États-Unis George W. Bush pour le Prix Nobel de la Paix (!), pour « leur action décisive contre le terrorisme, quelque chose qui sera dans l’avenir, je pense, la plus grande menace pour la paix. »

On croit rêver… 🙁

Le site de Charles W. Johnson vous propose de pétitioner contre une aussi scandaleuse proposition.