Ces deux derniers étés, j’ai écrit des romans — courts, dans le temps que je pouvais m’impartir. L’un a trouvé preneur, l’autre pas (pas encore, fit-il en feignant l’optimisme). Menace sur l’Empire et Après la guerre. J’ai réalisé, discutant ce week-end avec mes amis graphistes, qu’un instant je mélangeais le début de l’un avec l’autre : c’est que les deux remontent et bouclent, en quelque sorte, un imaginaire personnel développé il y a déjà longtemps, celui de certaines années lyonnaises, et que je me suis efforcé dans ces deux textes de capter, de circonscrire assez complètement. Menace sur l’Empire, il s’agissait tout d’abord d’un synopsis développé pour un copain bédéaste, qui n’alla pas bien loin, puis d’un autre synopsis, développé celui-ci avec Ugo Bellagamba dans l’espoir de l’écrire ensemble, cela n’alla pas non plus bien loin. Je n’ai rien gardé des apports d’Ugo, sciemment, afin de développer mes propres idées, ambiances, inspirations d’alors, si longuement infusées. L’autre roman était né d’un essai de début d’ébauche de collaboration avec Jean-Jacques Girardot puis d’une commande de Sébastien Hayez, les deux inaboutis. Deux éditeurs l’ont déjà refusé, les jeux sont faits, rien ne va plus.
Archives de catégorie : écriture
#2852
Bonheur tout neuf : la couverture par Melchior Ascaride de mon prochain roman. Chez Moltinus, collection « Les Saisons de l’étrange », comme les précédents, mais cette fois il s’agit d’un roman — écrit l’été dernier d’après deux synopsis et un début… fort anciens —, pas d’un recueil de nouvelles. L’aboutissement de pas mal de choses dans mon imaginaire personnel. Arcologie, aérotrain, morts étranges… et une Menace sur l’Empire.
#2848
Plus d’une centaine de kilomètres-heure, les rafales de vent sur Bordeaux, ça gronde et siffle depuis hier soir, avec les gifles grises de la pluie… Et une autre tempête vient de décrocher l’archipel britannique, quelle tristesse. J’avais déjà dit il y a quelques semaines que je pensais ne pas revenir à Londres avant quelques années, et me concentrer sur la fiction de ma ville favorite for the time being, ça se confirme donc, et peut-être aurai-je en revanche l’occasion de retrouver l’Écosse après son indépendance… Bon, je sais pas si vous avez remarqué mais c’est bientôt Noël, et je ne sais pas si, pris en otage par le gouvernement, je ne vais pas le passer seul à Bordeaux faute de pouvoir rejoindre la Touraine de mes parents, on verra bien, en tout cas et si je puis me permettre un brin d’auto-pub, la mise en place et le taux de réassort de mon petit London Noir font partie des très bonnes surprises offertes par le nouveau diffuseur des Moutons électriques et je ne peux que vous suggérer l’achat de cet opuscule ô combien peaufiné, produit ultime de mon obsession pour la métropole britannique…
#2841
#2836
La majeure partie de mon équipe est en route vers Paris, pour le Salon Fantastique — je vais me sentir un peu seul, snif. Mais il faut dire que je monte justement à Paris la semaine prochaine, en coup de vent, juste le temps d’aller visiter les entrepôts de MDS à Dourdan, notre nouveau distributeur, avant de filer à Londres pour une petite semaine d’une détente bien nécessaire (faut que j’me calme). Eh oui, Londres encore, Londres toujours, et il convient que j’en profite car hélas mes amis vont vendre l’appartement qu’ils me prêtent depuis pas mal d’années. Bon, d’autres voyages sont déjà à l’étude avec mes camarades ovins, dont l’un au Québec, mais Londres, quoi, il me serait difficile de ne pas y revenir de manière régulière. Tout comme de façon livresque, puisque j’ai récemment publié London Noir, un petit guide de la capitale britannique de 1860 à 1960, et que mon court roman de cet été (actuellement en lecture chez les éditeurs) s’y déroule comme de juste.


