#5018

N’étant venu qu’une fois cet hiver, je me familiarise de nouveau avec l’environnement de Champignac. Dans les prairies, les graminées font presque ma taille, je n’ose m’y glisser car je sors d’un gros épisode de rhume des foins. Dans la haie de lauriers cerise en partie morte l’été passé fleurissent des roses. Dans les magnolias géants finissent de flétrir quelques larges pétales blanches. La mare frémissante n’est déjà guère haute hélas. Les tilleuls croulent de fleurs odorantes et bourdonnent d’abeilles.

#5017

Retour à Champignac, premier week-end de la saison estivale. Écrire ? On verra ça, j’ai deux nouvelles à faire pour terminer le prochain recueil de Bodichiev, il serait bien de les achever cet été. Lire ? Assurément.

#5015

Regardé hier soir depuis un jardin ami tomber la nuit et lever l’orage, avant de rentrer chez moi par les petites rues embaumant le jasmin et le chèvrefeuille, avec pour seul fond sonore le chant de grillons dans les murs de la tranchée ferroviaire.

#5010

Un paquebot pousse son vilain museau sur les quais et dans le tram je capte de drôles de bribes… « Yesterday, the Babylon brigad… », « Je m’assois dans ce sens, comme ça je suis face à la mer… », « Je n’arrive plus à activer mes bras comme avant… », « I was supposed to study the twenty trees, they were strange people with money »…