Respiration, soulagement : il a plu ce matin. Sous un ciel plâtreux qui gronde encore, les merles volent de branche en branche entre le troène et le micocoulier, et les escargots sont de sortie. Le bel Italien des Parapluies de Cherbourg vient de disparaître. Peu dormi cette nuit, fatigué à la fois par la chaleur lourde et par mes travaux de dactylo. Je recommence à penser à la novella en cours. L’été se prolonge, un peu triste.
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#4021
Allons, en deux ans je ne suis allé à la brocante dominicale de saint Michel que deux pauvres fois. Ce matin je me suis donc un peu lâché, les opportunités ne manquant guère : deux belles reliures de Pierre Loti dans les versions illustrées de chez Lafitte ; une pile de vieux Masque (mon dernier dada) ; une reliure de Foxie bien râpée ; et deux vases vintage de type Valauris. Le tout parfaitement indispensable, cela va sans dire. Je suis rentré titubant un peu, la canne tremblante mais la tête contente.
#4020
« Mais la pluie a fait le jeu du loup », lis-je à l’instant. Jolie expression que je ne connaissais pas, faire le jeu du loup. Dans un roman policier de 1962. Ici et maintenant, sous un ciel étrangement jaune la pluie ne fait aucun jeu, qui hésite et se fait attendre, mais en début de journée j’ai tout de même pris une drache en centre-ville. Mes nouveaux yeux sont commandés, mes vertiges vestigiels, mes fatigues toujours fréquentes. Convalescent.
