#2317

Dernières lectures. Voyons voir : deux Nina Kiriki Hoffmann encore, l’un peu trop plat A Fistful of Sky et le délicieux Spirits that Walk in Shadow, dans les deux cas de la fantasy urbaine plutôt « young adult » et très (trop ?) proche d’un Charles de Lint. Sympa tout ça mais un peu trop gentil. Un beau Lisa Goldstein tout nouveau : Weighing Shadows, captivant et fluide comme toujours, je me demande cependant si tous ces paradoxes temporels fonctionnent, il y a peut-être un léger goût d’inachevé dans la fin mais je n’en suis pas certain, ça demande réflexion. Essayé de relire Angel de Garry Kilworth mais il m’est tombé des mains, c’est mal écrit, vulgaire, une tentative pas très convaincante de faire de l’horreur américaine. Et je continue de relire The Paper Grail de James P. Blaylcok, un peu irritant dans son excessive excentricité mais en même temps, je suis fasciné, séduit, c’est un roman doucement cinglé, fort étrange.

#2316

Animaux. Avant-hier matin, les vitres des porte-fenêtres du salon et de la cuisine étaient couvertes de minuscules escargots nouveau-nés. Les soirs, il passe dans le ciel des vols de grues, dont les appels nasillards résonnent dans la nuit. Ce matin, un grand chat roux et blanc glissait sur le faîte du haut mur au-dessus du jardin, à l’inquiétude de la petite Mandou. Laquelle continue de rapporter des lézards, que je dois tirer de ses griffes inattentives. Notre environnement sonore s’est enrichi d’un rouge-gorge, au chant pointu, vibrant.

#2315

Dernières lectures : si je ne m’arrête pas un instant afin de dresser une liste, j’ai vite fait d’oublier… Alors voyons voir, bien sûr un bon paquet de romans policiers « golden age », comme d’habitude — Crime at Christmas de C.H.B. Kitchin, étonnamment psychologique et « stream of consciousness » pour un roman de ce type et des années 30 ; et deux excellents JJ Farjeon, le fort classique mais superbement écrit Thirteen Guests et le curieusement feuilletonesque The Z Murders ; et l’amusant Canon in Residence du révérend Whitechurch.

Sinon, j’ai relu une trilogie qui m’est chère, de Nina Kiriki Hoffman : A Red Heart of Memories et Past the Size of Dreaming, avec leur prequel A Stir of Bones. De la fantasy urbaine totalement originale dans la manière dont elle imbue tous les éléments et tous les objets d’une âme ou d’une force, ainsi que dans sa tonalité si douce, presque « trop gentille » mais toujours équilibrée — de la « cuddle fantasy », peut-être?

Relecture également, celle du Tourists de Lisa Goldstein, splendide fantasy urbaine / réalisme magique, d’une poésie et d’une étrangeté fascinantes. Pour moi, Lisa Goldstein demeure l’une des voix majeures de la fantasy américaine, je me réjouis d’ailleurs qu’elle sorte une nouveauté le mois prochain.