#2252

Vous sentez cette bonne odeur ? C’est celle de la peinture fraîche, qui n’a pas encore eu le temps de sécher sur les murs de ce blog tout beau tout neuf. Encore bien des travaux seront nécessaires avant que j’obtienne un aspect qui me convienne, mais en attendant voici déjà l’espace où je vais continuer à m’exprimer, après l’avoir fait depuis 2001 chez monsieur Blogger. Il aurait été très traditionaliste de ma part d’écrire « champagne ! » à ce propos, mais je n’aime pas le champagne et j’adore le cidre, et justement j’ai vu que fort curieusement une des catégories que j’avais autrefois créé est « cidre », alors allons-y : cidre !

Sinon, niveau lectures j’ai fini de lire tous les Albert Campion de Margery Allingham, polar anglais superlatif s’il en fut. Je me sens presque orphelin de cette lecture à l’assez long cours… Ai même lu les deux écrits par le mari d’Allingham, Longman Carter, après le décès soudain de son épouse. Et c’est fort, presque aussi bon, mais espionnage pur ce qui me botte quand même moins. Après ça, pour continuer un peu dans le polar thirties, lu un Leo Bruce, toujours rigolo, et un Francis Gerard, auteur totalement oublié et amusant mais atrocement inscrit dans tous les préjugés – de race, de classe – de son temps.

Et ayant bouclé Hercule Poirot, une vie, maintenant en dernière relecture auprès de mon camarade Mauméjean, j’embraye sur Londres, une physionomie, un Bibliothèque rouge voulant brosser un portrait de la ville (il y aura un Paris en parallèle). Je suis donc dans un papier assez long sur l’East End en 1888. Et me suis plongé dans une série tv anglaise qui prolonge parfaitement toutes mes recherches, tous mes envies de polar anglais… Foyle’s War, ça s’appelle, déjà sept saisons, j’ai de quoi voir. Polar commençant en mai 1940, à Hastings ; par le créateur principal des Poirot, Anthony Horowitz.

#2251

Revenant de la Poste, je vois un gros bonhomme avec une grosse moustache roussâtre affreuse, les joues couperosées, la mine renfrognée, je me dis qu’il a la trogne d’un major anglais de l’armée des Indes (faisant le… poireau sur le trottoir). Comme pour renforcer le cliché, il porte alors un moignon de cigare à sa bouche. Son épouse sort de la pharmacie… et lui parle en anglais. L’univers d’Agatha Christie me poursuit..

#2250

Cher monsieur Blogger,

Pourquoi tu as changé l’interface, dis? Voilà une stratégie qui relève d’un diction anglais: « il ne faut pas réparer ce qui n’est pas cassé ». Après des années d’abandon complet de l’interface, en voici soudain une toute nouvelle toute pourrie. Eh bien, bravo: après 2249 billets sur cette page, un de tes plus vieux clients, blogueur depuis 2001, va donc migrer vers WordPress dans une semaine ou quinze jours, c’est tout ce que tu as gagné.

Publié dans grr

#2249

J’ai le net sentiment de moins m’épancher sur cette page, oui, je sais, honte à moi et tout ça. Mais franchement, entre la « nouvelle interface » de Blogger qui est juste toute pourrie (tout le monde glisse « juste » dans ces phrases, en ce moment) et me gâche donc passablement l’envie d’écrire, et le fait que je n’arrête pas une seconde… Hier par exemple fut un de ces jours infernaux où, alors que vous savez déjà que vous devez préparer trois dossiers de demande de subvention (dont un qui n’était pas prévu mais si, allez-y vite on va le faire passer) et relire un ouvrage entier, une bagatelle, un auteur vous demande d’urgence de lire et valider deux textes déjà lus et relus, le nouveau diffuseur veut la liste détaillée point par point de tous les ouvrages des Moutons électriques encore en exploitation en librairies (il y en a 84, découvre-je), où il faut relancer des auteurs pour obtenir les textes de 4e de couv parce que justement il faut faire ce week-end les fiches d’enregistrement diffusion, où le gérant vous envoie deux tonnes de chiffres et statistiques, où une dame sonne à la porte pour récupérer un manuscrit qu’on n’a jamais sollicité, où il faut facturer le mois de mai à l’ancien distributeur, où ce dernier vous expédie une de ces charmantes circulaires para-militaires dont il a désormais le secret (mais j’m’en fous), où la factrice sonne pour avoir une signature sur un bête courrier d’un vendeur suisse d’abonnements bibliothèques, où… enfin quoi, c’est un peu argh, quoi. Ah et n’oublions pas l’éditrice qui vous annonce tranquillement qu’elle a foutu à la poubelle deux de vos textes sans vous prévenir et sans concertation, mais qu’il faut relire tout le PDF de l’ouvrage là maintenant. Monde je te hais juste un peu, parfois, parce que je suis taquin.

J’aime bien l’expression de mon camarade Nikolavitch…
« Janséniste-punk ».

#2248

Je viens de « bloquer » la mise en page de Hercule Poirot une vie, et l’ouvrage fera donc 416 pages. Un tout petit peu moins que notre Sherlock Holmes une vie, mais ce n’est quand même pas mal… Avec comme dans Arsène Lupin une vie, deux cahiers d’iconographie sur papier couché, de 16 pages chacun. Parution octobre, c’est le troisième volume de la Bibliothèque rouge relookée & (profondément) réécrite et il s’agit d’une nouvelle collaboration avec Xavier Mauméjean, le sage de Valenciennes.

Et en parlant de Holmes, on trouve > ici < à écouter mes propos sur Conan Doyle & Sherlock Holmes, en préambule de la Comédie du Livre de Montpellier, c’était le 3 avril dernier.