Brève promenade ce matin. Si, si, il m’arrive de sortir de chez moi. En rentrant, je croise une jeune mère avec trois ou quatre rejetons, elle se retourne et glapit « Maïzéna, viens ici ». Je crois avoir rêvé, mais elle remet cela en prononçant distinctement: « Maïzéna, je vais me fâcher! ». Songeur, je continue mon chemin en m’interrogeant sur le prénom de ses autres bambins: Blédine? Nutella?
#1696
Passionné et collectionneur d’ouvrages comme de revues d’illustration, mon camarade Sébastien Hayez vient de lancer avec quelques autres un bel et ambitieux site consacré à ce sujet: Designer Books.
Et mon tonton JR signale un très intéressant site sur la typo: Typedia.
Dans un autre tout autre style, avez-vous suivi le périple africain de Simon Sanahujas? Après Conan le Texan, il est parti sur la piste de Tarzan, cette fois. Toujours avec le photographe Gwenn Dubourthoumieu, bien sûr.
Et je crois bien n’avoir jamais évoqué ici The Internet Review of Science Fiction? C’est un tort: ce support critique américain est vraiment très sympathique.
#1695
Raaah : salaud d’auteur best-seller !! 🙂
#1694
Bien sûr, j’ai dirigé jusqu’à récemment la quasi totalité du catalogue des Moutons électriques (mes petits camarades Julien Bétan et Raphaël Colson m’ont maintenant rejoint et dirigent différents titres), mais il n’en reste pas moins que, au sein de tous ces volumes amoureusement choisis et travaillés, la Bibliothèque rouge (collection créée avec Xavier Mauméjean) demeure ma favorite, la prunelle de mes yeux… Au point que j’en effectue non seulement la direction littéraire, mais également la recherche iconographique (quand nécessaire) et toute la mise en page. Et la sortie du quinzième titre de la collection me réjouit vraiment, car il est formidablement drôle, intelligent, érudit, étonnant… La palette d’exemplaires vient juste d’arriver, ce matin, et en plus notre nouvel imprimeur (la Sepec) fait des merveilles de finesse. J’suis content, quoi. Les Nombreuses vies de Cthulhu de Patrick Marcel est un bijou — et sa date officielle de sortie en librairies correspond à mon anniversaire: trop fort.
#1693
La campagne, c’est très bruyant.
Habitant dans un appartement qui donne sur une cour, je me trouve bien à l’abri de la plupart des agressions sonores urbaines. Shoggoth hurleur d’en dessous excepté. Mais l’autre nuit, à la campagne chez mes parents, j’ai écouté les sons de la nuit vers 5h du matin… et c’était impressionnant!
Tout d’abord, il y a le pommier. Un grand et très vieux pommier qui trône devant la maison, couvert de lichen, tordant ses branches arthritiques au-dessus de la pelouse. Dès que le soleil se cache, des pommes encore vertes se détachent et tombent au sol — un bruit de déchirement comme elles franchissent la barrière du feuillage, le choc au sol claquant en coup de feu, le roulement sur l’herbe.
Ensuite, il y a un léger fond d’aboiements canins. Auquel s’ajoute un chant de coq, dans le lointain. Et puis, en staccato régulier, des yak yak secs, sans doute le jappement d’un renard. Toujours un friselis d’insectes, crissements nocturnes en rythme. Et enfin, dominant le tout, une plainte fantomatique: les hululements d’une chouette, toute proche, peut-être même dans le sureau à côté de ma fenêtre.
Quelle quiétude, la ville…