#5191

Jaune intense du colza sous le ciel de striures grises, nous avons regagné l’havre de la Nouvelle Aquitaine après avoir survécu à un week-end parisien de salon pas très fantastique, de bronchite qui me déchire les bronches et les nuits, d’agapes sino-coréennes et de discussions à bâtons rompus sur les nouvelles tendance supposées de la fantasy (gunpowder, geek romance, doom cat et j’en passe de plus confidentielles). Suis un tantinet rompu.

#5189

« Combien de livres peuvent entrer dans le corps d’une femme, d’un homme, combien peuvent s’y tenir debout ». Une belle citation de Sereine Berlottier, trouvée à l’instant dans une chronique du serial diacritikeur Christian Rosset. Justement je lis de la poésie, en ce moment. Rythme et appréciations différentes du roman, il s’agit d’une toute autre respiration. Car l’un de mes auteurs favoris, Jacques Réda, 94 ans au compteur, vient, ô miracle inattendu, de sortir un nouveau recueil. Sur les arbres, sujet qui justement m’est cher. Et au salon Escale ce week-end j’ai complété ma collection des recueils d’Etel Adnan.

#5188

Retour de salon, donc tout mou et las. Un salon, c’est toujours beaucoup d’efforts, une tension de plusieurs jours, les chaud-froid d’un chapiteau, les enthousiasmes, les rencontres, les dîners au restau et rentrer ensuite, fourbu, les pieds en feu, sous les gribouillis de la lune, et dormir un peu trop peu. Le mot facétieux d’un voisin et ami éditeur sur mes petits bouquins. Un soir, passer faire une livraison au Basilic, après la fermeture, être frappé par sa bonne odeur de bois, une librairie comme une forêt. Et sur le proche horizon encore un autre salon le week-end prochain, quel effort.