#812

Quarante pages d’entretien avec Michel Jeury: chapeau! C’est dans Bifrost n°39 que j’ai reçu ce matin (en compagnie de mon Spirou hebdomadaire), et c’est aussi passionnant que remarquable. Plaisir de retrouver Jeury — pas encore lu sa nouvelle, j’espère qu’elle est également bonne: Jeury a toujours été un nouvelliste extrêmement doué, plus encore qu’un romancier, trop irrégulier. Disparu de la scène SF depuis trop longtemps, c’était autrefois une des pointures de la « spéculative fiction » à la française, un très grand monsieur. J’ai relu il y a peu L’univers-ombre et Les Yeux géants, deux romans ayant aussi bien tenu le choc des ans que le meilleur d’un John Brunner, d’une Kate Wilhelm ou d’un Christopher Priest — ah, quelles étaient belles ces années de spéculative, soupir le vieux fan qui n’a jamais vraiment aimé la SF d’aventure dans les étoiles, lui préférant une vraie littérature prospective du réel…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *