#2311

Assisté hier soir à une première du film Après mai d’Olivier Assayas, en présence du réalisateur et de deux de ses jeunes acteurs.

Un film d’une grâce insolente, sur une jeunesse du début des années 1970, cette époque où l’on croyait que la révolution était proche. Séquence après séquence, vie quotidienne ou scènes de violence, Assayas ne juge pas, il porte même un regard plutôt bienveillant sur tout son monde, même si sa vision n’est pas dénuée de malice. Drôle et touchant, tendre et superbe… Chaque image est une leçon de cinéma — et à ceux qui croient que le cinéma français intello est « chiant », il faudrait expliquer la puissance d’un tel film, entre brutalité policière, combats de rue, attentat, incendie… Et pourtant tout cela coule, fluide, faussement tranquille. Avec une petite apparition de Johnny Flynn, chantant sur une pelouse italienne ; une musique seventies pur jus (première fois que j’entends du Soft Machine à fond dans un film) ; un très drôle moment sur Maigret, Simenon et Jean Richard ; et même des nazis et un dinosaure !

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