#2490

Entre deux rasades de Jaworski, j’ai entamé hier soir la lecture de The Animals, le recueil de correspondance entre Christopher Isherwood et Don Bachardy. Il sera dit que je ne cesse de revenir sur la vie d’Isherwood, lisant et relisant outre ses romans, ses journaux, ses bio, et maintenant les lettres d’amour avec son compagnon de toujours. Dire que c’est touchant est un euphémisme, en plus d’être passionnant. Et il faut croire que ça m’a  marqué, car cette nuit-même j’ai fait un rêve assez étonnant. Je ne m’en suis pas rappelé tout de suite, c’est une fois sous la douche que soudain, boum! le souvenir m’est revenu, troublant, étrange. Je me trouvais dans la position de professeur dans un collège, et je remarquai au premier rang deux élèves : moi-même jeune et mon premier amour, E. Avec amusement et tendresse, moi-prof constatai que moi-jeune embrassai E. sur la joue et dans le cou, et moi-prof se disait que les choses semblaient bien engagées pour ces deux-là. Mais je ne voyais pas moi-jeune comme tel, j’étais juste vaguement troublé de reconnaître cet élève mais sans trop savoir pourquoi, et idem d’E. Pfouh, il y avait bien des années que je n’avais pas rêvé d’E. Et ensuite, moi-prof allait courir, une activité qui relaxait cette identité parallèle (courir? mais quelle horreur!), j’étais en banlieue parisienne, dans la campagne proche de Ste-Geneviève-des-Bois telle qu’elle était lorsque Michel Pagel habitait dans le coin.

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