#2641

Hier j’ai profité de la lumière et du bleu du ciel pour aller me promener dans un coin de banlieue proche, plus spécifiquement afin d’aller voir le bout de parc qui s’étend au sein des grands ensembles de Talence, non loin du boulevard. Outre ma fascination pour le foutoir urbain qu’est la banlieue, j’étais curieux de marcher dans ce grand espace vert porté sur la carte. Une légère brume adoucissait les vallonnements entre les arbres, des fleurs blanches flottaient comme des étoiles sur les branches indistinctes et dans l’air humide résonnaient les cris de deux enfants, à l’autre bout du terrain, étonnamment forts dans la quiétude du samedi, tellement plus que les pigeons et les merles. Quelle aventure se devait être, qu’avoir près de chez soi une telle étendue, où jouer, courir, se poursuivre et inventer des histoires ; et je me dis  que si un jour ces enfants, devenus adultes, revenaient voir ce fragment de leur enfance, sans doute seraient-ils surpris de le découvrir si étréci, tellement plus petit que dans leur mémoire, comme moi lorsque, lycéen, je vins avec mon copain Michel Pagel faire un peu de camping à Nantiat, Limousin, et découvris que l’étang des Rats, ce long et large lac de mes souvenirs, avait curieusement réduit presque aux dimensions d’une mare…

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