#2786

En me promenant sur les sites d’autres éditeurs, je trouve quelques propos dans lesquels je peux aussi reconnaître les Moutons électriques…

Chez Le Sonneur : « Sans d’ailleurs que nous n’ayons jamais eu le sentiment de suivre une autre « ligne » que celle de nos coups de cœur : bien souvent, le sens d’une maison n’apparaît, y compris à ses fondateurs, qu’avec le temps. Belle leçon de l’expérience : on ne défend bien que les textes que l’on aime, sans souci de coller à telle ou telle actualité, à telle ou telle mode. »

Chez Le temps qu’il fait : « Assumant pleinement leur statut de petit éditeur, elles poursuivent (…), non sans faire, avec plusieurs autres, ce constat quelque peu désabusé : le rétrécissement de leur rôle (poisson-pilote ou voiture-balai), la raréfaction des grands lecteurs, l’accroissement des coûts réels de diffusion, la diminution de la reconnaissance médiatique ne sont que les symptômes apparents d’un profond bouleversement de la vie du livre — dont il incombe à chaque acteur, de l’auteur au lecteur en passant par tous les médiateurs possibles, de retarder la déconfiture, avec acharnement. »

Chez les éditions Do : « On a beau savoir que cela va être très difficile, qu’on a de très bonnes chances de ne jamais décoller, que si on décolle on a des chances meilleures encore de se rater à l’atterrissage, on a beau savoir tout cela, on y va quand même. »

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