Marathon : je lis ou relis tout Edmund Crispin. Il n’y en a que neuf, après tout. Et inévitablement, toutes ces histoires à Oxford me donnent terriblement envie de retourner dans cette ville étonnante, où j’ai séjourné deux fois. Enfin, ça restera une simple envie et je vais continuer à suivre l’irrépressible Gervase Fen. Du moins, le jour : la nuit (insomnies) je suis le non moins irrépressible Benvenuto, sur des sentiers auxquels je ne m’attendais guère (deuxième volet du Chevalier aux épines de Jaworski, à paraître en juin l’année prochaine). Et pour un beau contraste, je viens de finir de relire un vertigineux essai de Serge Lehman (sortie septembre 23).
Archives de l’auteur : A.-F. Ruaud
#5129
#5128
Noté hier soir en clopinant d’une rive à l’autre :
Le jour déclinant tire un voile gris sur la ville, percé par les multiples éclats électriques : étincelles de fenêtres, de lampadaires, de phares ou de feux. Cours Victor Hugo les arbres branlent et clament : étourneaux, étourneaux ! Indistincts dans le crépuscule, de petits corps volants fusent de branches en branches.
#5127
C’était une curieuse amitié que la nôtre : on ne se voyait qu’une seule fois par an, un jour d’été. Ayant un cousin à Bordeaux, elle me rejoignait en terrasse d’un café et, toute une journée, nous nous donnions de nos nouvelles respectives, échangions quelques bouquins, et surtout, nous bitchions, nous nous marrions, c’était bien, un chouette rendez-vous annuel. Une tradition de complicité rien qu’à nous. Salut, Anne, tu me manques déjà.
#5126
Dès que l’heure d’hiver entre en rigueur, et c’est bien le terme, m’assaille l’impression d’une nuit débordante. Les rues chargées de plomb, le jardin livré aux ténèbres, et avec le vasistas clos contre les premiers frimas, pas même la rumeur ferroviaire pour alléger un peu la solitude d’un week-end immobile.
