Il faut écrire vite, ou plutôt, porter de suite sur le papier les phrases et paragraphes qui viennent à me tourner en tête. Ou bien rédiger des fragments sur l’iPhone, notamment le soir, ou en déplacement. Ne pas risquer d’oublier. Hier matin à peine descendu, et pourtant mal réveillé suite à de fichues insomnies, je me suis mis sur l’ordi pour écrire deux chapitres d’un projet personnel. Et comme hier soir dans la rue j’avais soudain eu la première phrase d’un vieux projet, je m’y suis mis ce matin, déjà près de 20 000 signes pour me mettre en route. Plus l’autre roman, auquel je ne cesse d’ajouter touches et retouches. Un été studieux.
Archives de catégorie : écriture
#6124
En septembre prochain, en papier chez Koikalit et en numérique chez Flatland, sortira le neuvième et ventru tome des enquêtes de Bodichiev : Les Mystère de l’Empire ! Toujours par mon alter-ego Olav Koulikov, bien entendu.
Texte de 4e de couverture :
Des signes inquiétants se multiplient à London, la capitale de l’ouest de l’Empire anglo-russe : petits engins entraperçus dans les eaux de la métropole, vagues de panique des rats qui s’enfuient des sous-sol, bruits et rumeurs étranges… Et même plus loin, sur une lointaine plage écossaise, un corps est retrouvé… Il se pourrait même que sur le rivage de la lointaine Stamboul, des complots s’ourdissent…
Après les huit volumes des mémoires de l’enquêteur Bodichiev, voici un roman indépendant brossant un tableau plus large de cet univers parallèle, un roman choral pour un drame d’ampleur internationale. La longue paix de l’Empire est en danger.
#6118
#6117
Quelques oiseaux passèrent dans le coin de ciel abricot, cette échancrure du paysage visible depuis le vasistas. Des nuages s’élevèrent un moment en une brûlante forme angélique aux ailes déployées, à moins que ce ne fut un djinn dansant, avant que le crépuscule bleuté n’en éteigne les flammes. Les braises de ce coucher brasillèrent encore quelques minutes, s’abaissèrent derrière la crête des toitures en un trait de lumière citron, vers la paille, vers le blanc, vers le gris, et ce fut la nuit.
#6116
C’est grave docteur ? Me suis réveillé vers 4h du matin afin de prendre note d’un dialogue pour mon roman en cours – et je pense que c’est une excellente chose : atteindre une sorte de tranquille état d’obsession est le meilleur moyen de s’engager vraiment dans l’écriture. J’ai aussi trouvé le titre, hier. Et commençant l’autre jour la lecture d’un essai sur le poète Philippe Jaccottet, je l’ai reposé après deux chapitres tant les idées se bousculaient, qu’il me faudra exploiter seulement lorsque je serais en phase intensive de rédaction – pour le moment je n’en suis qu’au stade des fragments et des atmosphères. Cette étape où tout tourne en tâche de fond, où s’agglomèrent presque naturellement les inspirations et se dessine peu à peu une intrigue plus globale, où également tout s’y ajoute, tout parait aller dans le sens de ce roman naissant.
