#2249

J’ai le net sentiment de moins m’épancher sur cette page, oui, je sais, honte à moi et tout ça. Mais franchement, entre la « nouvelle interface » de Blogger qui est juste toute pourrie (tout le monde glisse « juste » dans ces phrases, en ce moment) et me gâche donc passablement l’envie d’écrire, et le fait que je n’arrête pas une seconde… Hier par exemple fut un de ces jours infernaux où, alors que vous savez déjà que vous devez préparer trois dossiers de demande de subvention (dont un qui n’était pas prévu mais si, allez-y vite on va le faire passer) et relire un ouvrage entier, une bagatelle, un auteur vous demande d’urgence de lire et valider deux textes déjà lus et relus, le nouveau diffuseur veut la liste détaillée point par point de tous les ouvrages des Moutons électriques encore en exploitation en librairies (il y en a 84, découvre-je), où il faut relancer des auteurs pour obtenir les textes de 4e de couv parce que justement il faut faire ce week-end les fiches d’enregistrement diffusion, où le gérant vous envoie deux tonnes de chiffres et statistiques, où une dame sonne à la porte pour récupérer un manuscrit qu’on n’a jamais sollicité, où il faut facturer le mois de mai à l’ancien distributeur, où ce dernier vous expédie une de ces charmantes circulaires para-militaires dont il a désormais le secret (mais j’m’en fous), où la factrice sonne pour avoir une signature sur un bête courrier d’un vendeur suisse d’abonnements bibliothèques, où… enfin quoi, c’est un peu argh, quoi. Ah et n’oublions pas l’éditrice qui vous annonce tranquillement qu’elle a foutu à la poubelle deux de vos textes sans vous prévenir et sans concertation, mais qu’il faut relire tout le PDF de l’ouvrage là maintenant. Monde je te hais juste un peu, parfois, parce que je suis taquin.

J’aime bien l’expression de mon camarade Nikolavitch…
« Janséniste-punk ».

#2247

Euphorique d’avoir terminé la bio d’Hercule Poirot, hier soir je me suis rendu à un petit concert de folk, et ce fut un joli moment de grâce et de convivialité, avec la chanteuse Sylvie Berger dite la Bergère et l’accordéoniste Emmanuel Pariselle. Merci à eux.

(et mon camarade Olivier insiste pour que je dise qu’on se fait la bise, avec Sylvie)

#2245

Une après-midi fort agréable, à interviewer en compagnie de Raphaël Colson une vieille dame de 90 ans d’une verdeur épatante : madame Monique Groc Chateau. Fille cadette de l’écrivain populaire Léon Groc, elle nous a raconté des anecdotes de la vie de son père, de celle de son mari le critique théâtral Gilbert Chateau, et de la sienne bien sûr — elle-même écrivit trois fascicules de la collection « Patrie – sois un homme » chez Rouff, sous le pseudonyme de Jean Villeneuve, gageons que les spécialistes du roman populaire l’ignoraient !

#2242

Et on avance toujours: nous en sommes à quasiment la moitié de Hercule Poirot, une vie. Et nous voici avec déjà 335 000 signes, contre 245 000 dans la version complète précédente! Le volume va finalement être aussi gros que notre Sherlock Holmes, une vie, je crois bien… Les allers-retours avec le professeur Xavier sont toujours magiques, et après un gros week-end de travail je suis dans l’état de fatigue où l’on plane un peu, heureux d’être parvenu là…