Ceux qui suivent un peu ce blog se souviendront peut-être que je m’étais rendu à New York en fin d’année dernière, en compagnie de mon oncle photographe, Jean Ruaud. Comme de bien entendu, un tel séjour n’avait pas que le pur agrément comme but: nous bossions alors sur un « bibliothèque rouge » sur les polars de Manhattan, et plus particulièrement sur un héros emblématique des années 1930 à 60 de cette ville: Nero Wolfe, l’Homme aux orchidées de Rex Stout. Eh bien voici, après des mois et des mois et des mois de peaufinage, l’ouvrage est enfin arrivé entre mes petites mains tremblantes d’émotion (hum, et de fatigue), jeudi dernier. Les Nombreuses vies de Nero Wolfe – Un privé à New York, que ça s’appelle. Avec la collaboration de pas mal de monde, comme d’hab: Colin, Baudou, Mauméjean, Marcel… et un chouette article de Roland Lacourbe sur Ellery Queen… et des tonnes de photos par Jean, bien entendu. Du travail d’amour et de passion, assurément: nous l’évoquions déjà, avec Xavier Mauméjean, lors de notre toute première rencontre lors d’un festival d’Épinal! Et du coup, ce livre-ci me fait plus de bonheur encore que d’habitude…
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#1510
Chronique d’une mort annoncée
Attention ceci n’est pas un roman
Les radio associatives non commerciales se préparent à disparaitre si l’on ne fait rien pour elles. En effet, le C.S.A. lance un projet visant à passer la bande FM en numérique et ainsi créer la RNT (Radio Numérique Terrestre. Ce projet condamne à terme les radio associatives non commerciales puisque le coût du passage de la FM en numérique sera insurmontable pour la plupart d’entre elles. Les subventions ont plus tendance à descendre qu’à remonter à l’heure actuelle.
De plus, les postes récepteurs de radio seront plus chers (tout le monde devra obligatoirement se rééquiper) et la réception de moins bonne qualité audio. En effet, la norme de diffusion choisie répond plus à des critères économiques que pratiques (insertion d’images de pub, au détriment du son). Ceci n’est qu’un condensé maladroit de tous les problèmes lié à la RNT. Mais si vous voulez soutenir un des derniers média facilement accessible à tous, jeunes et vieux, réellement encore populaire et donnant la parole aux minorités, au mouvements sociaux, aux associations, aux défricheurs sonores et autres alternatives (même à Patrick Imbert, c’est dire!), vous trouverez tous les renseignements ainsi qu’une pétition à signer sur :
http://radiosenlutte.free.fr/
Ce problême de sournoise censure des radios nous concerne tous, je crois. Ce n’est pas le moindre des espaces d’expression qu’ils veulent fermer. Merci de signer, de faire signer et de relayer l’information (car les grands médias nationaux restent muets, bien entendu), si vous tenez à ce que l’un des derniers espaces d’expression libre reste vivant.
#1509
J’aime vraiment bien mon médecin. C’est un petit râblé à la peau rouge et à la grosse moustache grise, les doigts courts. Je m’estime heureux d’avoir déniché un docteur qui parle de sa passion pour Picasso — qu’il a découvert à l’âge de 13 ans, par un bouquiniste — et vous demande quelles expos vous avez vu lors de votre dernier passage parisien. Physiquement, il me fait penser à Serge Reggiani: ces gros yeux tristes entourés de plis, cet aspect bourru et amical.
#1508
J’apprends avec tristesse la mort de Raymond Macherot. Pour moi qui suis ô combien admirateur de l’école de Marcinelle, ce dessinateur était un des grands. Une fois, j’ai eu l’occasion d’admirer de ses planches originales, chez Avril qui en possède dans sa collection: admiration ! Et il n’y a pas très longtemps, un autre dessinateur, David de Thuin, me montrait le très bel hommage qu’il avait dessiné — commandé par une des anciennes directions de Spirou mais jamais publié. Le même David me disait à l’instant, avec raison, que Macherot « a toujours été massacré au niveau éditorial. » Au moment où je me régale des intégrales très soignées que Dupuis consacre aux Johan & Pirlouit de Peyo, on pourrait pourtant rêver d’un travail aussi beau sur Macherot… (et je vois sur le site de Livres-Hebdo que ce serait en projet)
#1507
« Des fumerolles s’élevaient encore des ruines du bâtiment lorsque je parvins à y pénétrer. L’incendie avait dévoré les laboratoires, le métal de leurs parois partant tel du papier dans les flammes. Ces gros coffres au blindage cabossé, disposés derrière les étables, servaient jusqu’alors d’abris pour les travaux d’analyse de la laiterie. Il n’en restait plus que d’affreux chicots noircis, distordus, des carcasses déchiquetées dont l’une avait roulé sur les caillasses jusqu’à un bouquet de jeunes pins. Ayant stoppé la course de l’ancien frigo, les arbres avaient commencé à brûler à leur tour. L’un était parti en torche, jusqu’à faire explosion. Les trois autres ne tendaient plus vers le ciel que des pieux calcinés. »
Les Vents de Spica, premier paragraphe…
