Sur le départ: festival d’Epinal ce week-end. Et je parle dans l’poste samedi soir: suis invité à « Mauvais genres », l’émission de François Angelier sur France Culture.
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#985
Hier matin, tournée « relation publique »: un rendez-vous chez Oniva, collectif artistique de Vaise (le 9e arrondissement de Lyon), pour discuter avec eux et leur confier un petit stock de Fiction afin qu’ils nous représentent au salon de Montreuil. Discussion, considérations sur la dureté sociale et le fait que les livres ne se vendent quasi plus. Allant ensuite chez mon bouquiniste favori, le « Père Pénard », je me fais interpeller à la terrasse d’un café par Laurent, le boss de ladite boutique. Discussion, considérations sur la dureté sociale et le fait que les livres ne se vendent quasi plus. Tour chez le bouquiniste puis je me rends à la librairie Le Bal des Ardents, pour négocier la mise en place d’un rayonnage spécial pour les Moutons. Discussion, considérations sur la dureté sociale et le fait que les livres ne se vendent quasi plus. Tant qu’à faire je passe ensuite à côté, faire la bise à mon copain Christian de la boutique Harmonia Mundi. Discussion, considérations sur la dureté sociale et le fait que etc. Ah, ah, quel entrain ils ont, tous!
#984
Hier soir, concert d’Emilie Simon. Je suis retombé sans coup férir sous le charme surprenant des petits bruits électroniques, des craquements électriques, des percussions incongrues et des gouttes d’eau… Ce fut frais, léger, très joli — presque trop joli. Concert trop bref, tout de même, et manquant de « liant ». En première partie (et lors d’un rappel), un jeune chanteur/guitariste, Mehdi, à la voix étonnamment semblable à celle de Jeff Buckley.
#983
Ces derniers jours, j’ai dévoré avec plaisir l’essai Snobbery with Violence de Colin Watson. Une lecture des débuts du roman policier et du thriller, disons de Holmes jusqu’à Bond, mettant en lumière les rapports de ces littératures populaires avec le contexte historique et les préjugés de leur temps. Mon seul reproche sera que Watson s’était penché (l’essai date de 1971) plutôt sur le thriller, ces masses d’absurdités frénétiques pondues par Edgar Wallace, Phillip Oppeinheim, Sidney Horner ou Sax Rohmer, bien plus que sur le polar de l’âge d’or, finalement, qu’il aurait pu creuser bien davantage et au sein duquel beaucoup plus de finesse aurait déniché toute la saveur d’une époque, plutôt que le seul racisme d’une Dorothy Sayer.
Lu aussi quelques bédés. Notamment le premier épisode d’un nouveau feuilleton par Jouvray, une sorte de SF vaguement uchronique entre rire et grincement, bien dans le style de cet auteur épatant. Intéressant principe de publication en 12 livraisons — dans le cadre d’une nouvelle collection, « 32 », chez les Futuro de Soleil. Après Tardi, le feuilleton serait-il la dernière trouvaille commerciale de la bédé? J’en aime bien le principe, puisque le principal handicap de la bédé franco-belge (vis-à-vis du comics et des mangas) demeure sa lenteur de publication.
Niveau perso, un de mes dessinateurs est réapparu, chic alors. Notre bédé va peut-être avancer, enfin. Mon autre dessineux ne semble plus rien foutre, à mon grand dam: tout le scénario est prêt depuis longtemps. Je désespère un peu de jamais parvenir à être publié comme scénariste bédé. Petite annonce: auteur de SF cherche dessinateur(s)… J’ai deux ou trois scénarii dans mes cartons, abandonnés par les dessineux auxquels ils étaient destinés… Et j’espère avancer enfin, cet été, sur un autre projet.
#982
Ce matin, j’ai rêvé que j’étais devenu producteur de dessins animés.
J’avais décidé de produire une version animée du dernier scénario de film de Jacques Tati. Ça se passait effectivement dans une grande maison toute en lignes droites, vitres et plateaux typique du modernisme, mais en revanche je me demande qui était le personnage, un gros bonhomme tout rond assis dans une chaise-longue, du crâne chauve duquel sortait une sorte de vapeur en cercles concentriques, et des tas de chiffres… En même temps que je produisais ce film, je me trouvais à Bordeaux, où je finissais mes études et était un peu angoissé de quitter cette ville que j’aime. Le rêve se déroulait dans une grande salle toute en béton brut, sans doute une cafétaria de fac, avec ici et là des fauteuils et tables basses très fifties.