Étant plongé dans les corrections de Steampunk! d’Etienne Barillier, j’ai eu la curiosité de regarder des épisodes de The Jules Verne Adventures, dont il parle un moment. Brrr. Que c’est mauvais, cette série. La narration hachée en brève scènes, le tournage en plans trop rapprochés et sur pellicule vidéo, les dialogues pesants et la musique envahissante… Un sacré gâchis. En revanche, revoir les Brisco County Jr. est un véritable bonheur. Niveau bouquins, je lis en parallèle la version américaine de la Ligue des héros de Mauméjean et le premier tome d’une série anglaise pour ados, les Baker Street Boys d’Anthony Read. Lu d’un coup d’un seul tous les Planetary de Warren Ellis, sur dessins de John cassaday (je n’avais lu que le début), et c’est aussi captivant que réjouissant. Densément métatextuel, froid et tranchant, fort varié… Tout aussi bon, dans un style proche, que la Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore (sur dessins de Kevin O’Neill) ou que la Brigade chimérique de Colin et Lehman (sur dessins de Gess — et dont j’attends la suite avec impatience). Fascinant et inattendu sous-genre que celui-ci, les ligues extraordinaires.
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#1768
On dit que l’imitation est la forme la plus sincère de la flatterie: m’est avis par conséquent que Xavier Mauméjean aura des raisons de se sentir particulièrement flatté en découvrant la publication d’un album de Fred Bernard et François Roca, Le Pompier de Lilliputia, chez Albin-Michel Jeunesse. Car l’histoire ainsi contée rappelle de manière assez frappante celle à laquelle Mauméjean consacra tout d’abord une dramatique radio sur France Culture, en 2005, puis un roman aussi ambitieux que largement célébré, Lilliputia, paru en 2008 chez Calmann-Lévy. Pour ma part, j’ai longtemps admiré le travail d’illustrateur de François Roca, dont j’ai plusieurs albums dans ma bibliothèque. Jusqu’à ce que soit évoquée sa conception personnelle de ce qui peut constituer des sources d’inspiration — des peintures, au lieu de photos comme généralement les graphistes. Il en est longuement question, exemples comparés à l’appuie, dans les pages de ce forum.
#1767
Je déteste quand une boutique que j’aime se trouve contrainte, sous la pression économique, de réduire sa surface. J’ai alors l’impression d’une mauvaise uchronie, soudain un lieu que j’appréciais se trouve affreusement réduit, perd de son charme. C’est l’impression que j’ai eu il y a quelques jours en me rendant dans la grande boutique d’aquariums et d’animaux sur le boulevard proche. Grande no more: finies les longues rangées d’aquariums, la variété des poissons et des plantes, les cages d’animaux en tout sens, il n’y a plus que 5 ou 6 aquariums, tout est serré, terne.
J’avais déjà eu ce genre de sensation désagréable en découvrant, il y a quelques années, que l’immense libraire Murder One avait traversé la rue — pour devenir un petit machin étriqué. Et maintenant elle a tout à fait fermé, tout comme le bouquiniste Fantasy Centre ; je me demande ce qu’il y a encore comme très bonne librairie spécialisée à Londres…
Tout ça pour dire que je suis en train de lire des romans de l’auteur canadien Terence M. Green, que j’avais acheté au sous-sol SF de Murder One il y a des lustres. C’est Andrew Weiner qui me les avait conseillé, et puis je ne m’y étais jamais mis. C’est chose faite, je viens de dévorer Shadows of Ashland et je commence Witness of Life. rare que je lise du fantastique, mais j’aime bien celui-ci. Nostalgique, tendre, on se trouve très proche d’un Jack Finney dans l’ambiance, d’un Andrew Weiner ou du dessinateur Seth, aussi. Par ailleurs, Shadows of Ashland doit être le poche le plus beau, le plus étonnant que j’ai vu: la couverture est en calque.
#1766
J’oublie trop souvent que je n’ai plus vingt ans. Mes quatre jours de vadrouille (conférences et salon) en Haute Savoie m’ont pas mal fatigué, et voici que, apprenant que les travaux de rénovation de mon appart étaient confirmés pour la première quinzaine de décembre, je me suis piqué de réorganiser un peu mon salon puis, surtout, le bureau. Résultat: grosseuh fatigue. Pas aussi pire que les deux fins d’année précédentes, mais quand même. Râh là là, c’est pénible. Et pas question de prendre des vacances, avec tout ce que j’ai à faire, tant pour les Moutons (qui vendent plutôt bien mais sont fauchés comme d’habitude, ça aussi ça m’use — et Anne-Marie Métaillé me disait l’autre jour que même après 30 ans d’édition ça ne change pas, il est de la nature même de notre boulot de ne pas parvenir à avoir une trésorerie) que pour mes propres écrits. (c’était la minute de ronchonnerie)
#1765
Oh, chic alors: un dessin animé long métrage de Batman & Superman est en cours de réalisation. Et le générique est une splendeur à la Saul Bass ! (Lien indiqué par Seb Hayez, merci)
