#6338

L’air immobile, voici le véritable ennemi. Lorsque la brise tombe, Bordeaux cuit. Passant ce matin par la petite place anonyme devant chez moi, sous les arbres je sentis une brise caressante puis cette fugitive fraîcheur s’évanouit. On réapprend vite à faire quelques pas de plus afin de passer sur le trottoir à l’ombre. Les courses matinales sont brèves, une baguette pour le dîner de ce soir, le renouvellement d’un médoc, un roman en boîte à lire (tiens, ce sera le quatrième Grasset de ma bibliothèque, un Dominique Fernandez), même la senteur des jasmins et des chèvrefeuilles semble pesante. Appréciant qu’Attila le maire désherbeur ne soit pas encore passé dans le coin, je regagne tout de même vite l’abri relatif de mes pénates. Difficile de réaliser que l’été n’est que dans un mois.