#3081

Pluie, soleil, pluie, soleil : le jardin embaume, dans la légèreté des senteurs de verveine, menthe, tomate, chèvrefeuille et thym mêlées. Si je pouvais visualiser les odeurs je me trouverai au sein d’un fin nuage, que j’imagine comme un voile vert.

#3080

Tout au long de la journée je fais quelques haltes par le jardin, juste deux secondes et deux pas entre une tasse de thé et un boulot. Et je lève le nez, simplement pour apprécier ces ciels bordelais, chevauchés de nuages, brusques, mouvants et très clairs. Ou ce soir encore, ces nuées sans consistance, légères et remuantes comme des fumées, qui s’effilochent dans l’éclat d’un jour finissant en une grande lumière plate, presque douloureuse.

#3079

Fini le premier jet de l’intro de « Forêts! » en luttant contre légère fatigue et vagues vertiges. Corrigé un article pour Fiction. Observé un merle dans le micocoulier. Ramassé une plume de pigeon sur le carreau. Photographié les premiers fruits. Un samedi dolent.

#3077

Un peu de jardinage, un peu de médecin, beaucoup d’écriture. Et puis la saison de Bodichiev approche, elle débute même déjà, par l’acceptation d’une enquête florentine pour la revue Fiction, l’imaginaire radical. Un peu de réécriture et de menues retouches, alors, ce matin. Le prochain roman de mon détective est en relecture, il faudra encore le peaufiner un brin avant de le lâcher à son (nouvel) éditeur, en vue de sa sortie au Festival Hypermondes. Ah oui, les anthologistes du recueil dudit festival ont aussi retenu une courte nouvelle du côté Bodichiev de l’univers. Et un autre récit dans le même monde attend la sortie de l’anthologie concernée, en début d’année prochaine.