#6156

Il est là, mon beau gros nouveau roman, sur le stand des éditions Koikalit au festival Hypermondes ce week-end (Mérignac). J’avoue être assez fier de ce pavé, qui représente trois années d’écriture. Les Mystères de l’Empire va être disponible en version papier sur le site de Koikalit, et en version numérique sur le site de Flatland. 

Des signes inquiétants se multiplient à London, la capitale de l’ouest de l’Empire anglo-russe : petits engins entraperçus dans les eaux de la métropole, vagues de panique des rats qui s’enfuient des sous-sols, bruits et rumeurs étranges… Et même plus loin, un corps est retrouvé… Il se pourrait même que sur le rivage de la lointaine Stamboul, des complots s’ourdissent…

Réunis après sa mort par son fils Olav, les écrits de Viatcheslav Pavlovitch Koulikov retracent la carrière d’un détective hors paure au temps des grands dirigeables et des premières intelligences artificielles. Ce neuvième volume est un roman choral dressant un tableau plus large de cet univers parallèle, dévoilant un drame d’ampleur internationale. La longue paix de l’Empire est en danger. Et plus que jamais, souvenez-vous de l’an 3000…

#6155

Jour de bruine, pluie, averse et grisaille. Hier soir une foule de piafs piaillait dans le grand micocoulier que j’ai planté au jardin il y a une dizaine d’années et qui maintenant domine le toit de la cuisine de son plumage vert. Si les volatiles n’avaient pas fait un tel raffut — et encore tout à l’heure — je ne les aurai pas vu : dans notre environnement urbain, les oiseaux sont le véritable « petit peuple » secret (je viens de relire John Crowley et Mary Norton), et dans le rôle des sorcières, le couple de pies de ce matin ferait bien l’affaire.

#6154

Hier, sortant d’un rendez-vous fort satisfaisant avec un éditeur, je me suis rendu à la librairie Mollat — mais à peine avais-je pénétré dans cet auguste établissement que les lumières s’éteignirent et que l’on demanda aux clients d’évacuer, du fait d’un départ de feu dans une cave. Flûte, moi qui venais justement acheter un volume de la revue Braséro.

#6153

Réveillé un peu tard de rêves / souvenirs mêlés de New York et de San Francisco – fouillé dans mon ordi et dans mon blog pour exhumer quelques souvenirs. Ainsi du « You’re lying to me. Fuck, I can hear it in your voice, Christine. » (Greenwich Village, octobre 2007, un jeune homme de type latino, cassé en deux sur un téléphone public au casque de Plexiglas bas placé). La photo, c’était une fin de journée sur le port de Brooklyn, février 2009.

#6152

On leur dit ? Depuis tant et tant de décennies, les politiques soutiennent des campagnes de répression contre les trafics de drogues, dont ceux du haschisch, des dépenses somptuaires qui pèsent sur l’Etat et les citoyens sans jamais d’autre résultat que le maintien de la délinquance. Et pendant ce temps, beaucoup de monde semble avoir oublié que le canabis n’est pas légal : chaque fois que je marche dans Bordeaux le soir, je sens de fortes effluves de cette fumette. Cela fait trois nuits de cette rentrée que je rentre tard, et c’est toujours la même chose : des nuages de chichon çà et là par des fenêtres, et même avant-hier soir des bouffées en terrasse du pub. Je n’ai jamais fumé et n’en ai nullement l’intention, mais m’amuse de la complète inanité de cette prétendue illégalité que chacun bafoue tranquillement dans l’espace public.