#5041

Se rendre en week-end à Champignac, cela se mérite. Entre le terminus du tram et la grille du domaine, il y a une bonne marche d’au moins une demi-heure, que j’ai indûment doublée ce matin en testant un autre itinéraire proposé par le logiciel de plan. Un parcours champêtre croisant poste d’observation extraterrestre, forêt, près, vignes, plusieurs ruisseaux (dont l’un portant le nom assez extravagant de Rouille de Petrus-Bourbon), une mare et quelques vertes collines, dans de bonnes senteurs d’humus ou de sable. Je fus tout de même soulagé de retrouver l’allée de Champignac et le sifflement des buses.

#5039

Période estivale, propice aux lectures documentaires. Tout en poursuivant ma découverte amusée et plaisante de Ngaio Marsh, dont j’entends bien lire les 32 romans policiers, j’ai repris L’Affaire Saint Fiacre de Simenon car la nouvelle en cours s’en reflète en partie, et surtout je cogite à ce que je pourrais écrire ensuite, l’été prochain. Un roman autonome dans l’univers de Bodichiev mais sans ce dernier ? Reprendre mon vieux projet de roman choral sur Bordeaux dans les années 1980 ? Essayer de mixer / transformer les deux ? Pour ambiances je lis du Eugène Dabit et du Francis Carco, deux de mes écrivains urbains favoris.

#5038

À considérer le paysage entre, disons, Tours et Angoulême par le chemin de fer, l’on serait tenté de supposer qu’il n’y a guère en ce pays que de vertes forêts, percées de nombreux cours d’eau de même couleur. Çà et là des champs blonds de leurs blés fraîchement fauchés viennent proposer une note agricole, ou des prairies pommelées de petits arbres.

#5037

[Week-end] Pins, fougères et bruyères : les futaies de mes souvenirs d’enfance, la forêt domaniale de Chinon. / Forêt alluviale de Bois chétif. Un paysage de chênes torves et de frênes fiers et droits la tête haute, en groupes de sentinelles murmurantes ou en files immobiles qui attendent le retour de l’eau, non loin d’un scintillement de Loire. La perspective verte des sentiers et la rousseur des vaches.