J’étais sur le point de vivre un drame, mais fort heureusement une ancienne stagiaire est passé hier (avec distanciation respectée : le protocole dit de « tu te tiens au milieu de l’impasse et moi j’ouvre la fenêtre du bureau »), qui m’a offert du thé fumé, aaah la bonne petite ! Je n’en avais presque plus, et effet du Brexit peut-être, le supermarché sur les quais n’a plus non plus du thé du Yorkshire. Vit ma vie de douleur.
#2902
Ben dite-donc, c’est vrai qu’avec la tranquillité du confinement, la nature a repris ses droits. Hier soir je me suis promené dans mon quartier pour la première fois depuis deux mois, et j’ai croisé cinq chats (dont un jeune, un mince félin noir et blanc qui s’est précipité vers moi pour une caresse), deux divans et un fauteuil.
#2901
Rêvé cette nuit que je me trouvais à Rome (je pensais m’y rendre en vacances cette année), en compagnie d’une copine ancienne libraire, et nous trouvant dans une grande librairie sur plusieurs étages, faisions des achats de bouquins – il y en avait en français, mais surtout en anglais et en italien, et je pris un Corto Maltese pour un projet de Mérédith (?!). J’ai souvenir que je me dirigeais vers le rayon des fumetti, pensant à des Dylan Dog pour Melchior, quand l’une de mes chattes m’a réveillé. C’est bête, du coup j’ai rien rapporté.
#2900
Influençable : comme lors d’une réunion amicale sur Zoom nous évoquions tout à l’heure, en passant, les films Fantômas de Hunebelle avec Louis de Funès et Jean Marais, je viens de revoir le début du premier. Amateur du design fifties-sixties, je suis ravi depuis quelques années de la mode dont ce domaine bénéficie, et c’est avec cet œil-là en particulier que je me suis surpris à savourer les voitures, les enseignes, les objets, les teintes… toute l’esthétique de cette délicieuse comédie policière. Voilà qui a bien vieilli, ayant pris avec l’âge une « patine » formidable.

#2899
Trois nuits avant le déconfinement. Réveilllé par un bond de la petite chatte sur mon lit, je me retourne et j’écoute la ville silencieuse, seulement troublée par le bourdon menu d’une moto qui s’éloigne. Et je m’interroge : il y a-t-il tant de ces sots à deux roues ou bien paye-t-on en fait quelque figurant, pour qu’il fonce ainsi, seul son nocturne, rendant plus concrète la quiétude des nuits urbaines ?