#2520

Il y a bien longtemps (combien? 15 ans? 20 ans?) j’ai passé plusieurs semaines délicieuses à San Francisco — plus exactement, je logeais à Berkeley. Un de mes plus grands et bons souvenirs. J’y étais allé avec l’argent gagné par mon premier essai sur Star Trek, ce qui somme toute avait une certaine logique, Starfleet Academy étant censé s’élever dans le parc du Presidio, au pied du Golden Gate Bridge. Je n’y suis jamais retourné, faute de temps et d’argent. Mais j’y pense souvent, et particulièrement en ce moment, je ne sais trop pourquoi. Il y a une semaines ou deux je rêvais que j’étais en road-trip californien en compagnie de Michel Pagel (vu l’aversion de ce dernier pour l’avion c’est hautement improbable), et cette nuit je me promenais dans les rues de San Francisco. T’was good.

#2519

Je ne travaille plus le week-end, c’est là une sorte de petit luxe que je m’octroie. Ou du moins, que j’essaye de m’octroyer : mon cerveau, lui, ne se met pas forcément en repos. Bien au contraire, le calme du week-end me permet de partir plus en roue libre sur certains projets — et tandis que j’étais privé de Sèvres (snif), j’ai cogité sur un début de roman, le prochain Yellow Submarine et le plan d’un nouvel article pour le Panorama. Et sinon, lu l’un des romans de Lisa Goldstein que je n’avais pas encore lu, Walking the Labyrinth, c’est ce qui m’a soufflé cette idée d’article. Court, dense et nuancé, captivant aussi. Décidément, plus je la lis ou relis, et plus je me dis qu’en fait Lisa Goldstein est l’une des meilleures autrices de la fantasy américaine.

#2518

Avoir rangé ma bibliothèque, après un déménagement et pas mal de mois en cartons entassés, et d’avoir presque tout réuni sur le même mur des romans, sans parler du fait d’avoir trié les colis supplémentaires récupérés à Lyon, me donne quelques perspectives et un peu de recul sur tout ce qui est accumulé là. Non seulement cela me procure une looongue liste d’envies de relectures, mais m’amuse d’y discerner par endroits des concentrations particulières — celles de certains de mes auteurs favoris les plus prolifiques. Cela commence avec Charles de Lint, qui avec une cinquantaine de volumes occupe un sacré espace. Puis ce sont Jasper Fforde, Neil Gaiman, Jean Giono, Lisa Goldstein, Elizabeth Goudge, Barbara Hambly, Russell Hoban, Christopher Isherwood, Michel Jeury, Garry Kilworth, David Lodge, Alexander McCall Smith, Xavier Mauméjean, Guy de Maupassant, Armistead Maupin, Robert Merle, Eduardo Mendoza, China Miéville, Patrick Modiano, Haruki Murakami, la famille Murail, Pat Murphy, Michel Pagel, Pierre Pelot, Melissa Scott, Thomas Burnett Swann, Élisabeth Vonarburg, Robert Charles Wilson, P. G. Wodehouse, et le corner Roland C. Wagner… (sans parler du polar, qui est sur l’autre mur, ni de toute la jeunesse, rangée à l’étage)

#2517

Je viens de sortir un moment, pour aller faire quelques courses au supermarché du boulevard voisin. À voir les immenses nuages empilés plus haut que des montagnes, rosés sur fond de ciel bien bleu, dans cette lumière dorée, j’ai pensé à des illustrations de Maxfield Parrish.

#2516

Eh bien, voilà, c’est en route. Communiqué de Fiction :

Nous vous annoncions il y a quelques semaines la mise en place d’un financement participatif pour le tome 20 de notre revue, Fiction, et c’est aujourd’hui chose faite !

Face à un contexte économique difficile, nous avons en effet décidé de nous adresser directement à ceux qui sont au cœur de la vie de Fiction : ses lecteurs ! Une manière de développer un modèle alternatif, reposant sur un lien plus direct entre les différents acteurs de ce projet, mais aussi plus prosaïquement, de pouvoir vous proposer le numéro dont nous rêvions !

Pour nous soutenir (à partir de 5€) et découvrir le sommaire que nous vous avons concocté avec passion, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.

http://fr.ulule.com/fiction-tome20/