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Le beau-livre que j’achève de mettre en page, Science-fiction !, utilise beaucoup la métaphore du voyage pour exprimer l’une des fonctions de cette littérature. Il s’agit d’un élément que nous avons saisi a postériori, en bâtissant ce grand puzzle d’articles et d’images. Et bien entendu, ça me parle, car du voyage, j’en manque terriblement. Ainsi, j’envisage, au-delà du « gros roman » que je débute, de consacrer sans doute, un jour, un dernier petit recueil à monsieur Bodichiev, qui s’intitulerait « Voyages d’un détective à vapeur ». Une seule nouvelle est déjà écrite (celle juste parue dans le troisième Fiction l’imaginaire radical), une autre est débutée, qui commence à Lisbonne mais qui devrait se conclure à Rome — et après beaucoup d’hésitations et de reports, il semblerait qu’effectivement j’aille à Rome une petite semaine fin avril. Une éternité que j’ai envie d’y retourner. Dans d’autres textes, c’est tristement ironique, j’ai envoyé Bodichiev en voyage à Kiev et à Odessa — las, jamais je n’irai, comme c’est parti. Vu les régimes tyranniques et homophobes de ces pays j’avais déjà fait une croix sur Saint-Pétersbourg, Istanbul ou Budapest, j’espérais encore me rendre un jour à la belle Odessa… Le monde se referme. En dépit du Brexit j’aimerai bien retourner à Londres et en Écosse, j’y songes souvent.

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