Bien qu’on ne puisse pas approcher de l’eau, la ville étant haute par rapport au fleuve (c’est d’ailleurs celui-ci qui lorsqu’il le peut se hausse jusqu’à mouiller les quais), je trouve toujours quelque chose de fascinant dans la course de la Garonne, et dans ses perspectives. Je ne suis pas assez familier du fleuve pour le nommer Garonne, sans l’article, comme il paraît que font certains vieux riverains, mais je respecte notre genius loci et prend volontiers excuse d’un rendez-vous en ville pour passer le saluer.
Archives de catégorie : Bx
#6305
La peau reptilienne et bleutée de la Garonne, fripée, tirée à hue et à dia par des courants contradictoires, servit de toile de fond pour mes promenades en solo du week-end. Les Chartrons et ses antiquaires, les Quiconces et ses bateleurs, Saint-Michel et ses brocanteurs, et les quais, les quais, calmes sous la brise ridant la soupe de jade du fleuve.
#6302
#6293
Longue promenade post tempestaire avec une amie, afin d’aller voir comment se porte la Garonne : déjà fortement redescendue mais de mauvais poil, elle grondait comme un océan, avec un courant brutal et des tumultes maritimes. Rentrés en allant admirer la flèche Saint-Michel presque entièrement dégagée, dorée sous le soleil de fin de jour.
#6288
Un vide : presque chaque mercredi, lorsque je pars me promener avec un ami, j’emprunte la rue Jules-Verne et ne peux m’empêcher d’avoir en passant un regard toujours surpris et admiratif pour cet espace, là, au creux entre les deux pentes. Un vide dans la ville, cerné d’habitations. Un beau terrain vert — une pancarte y annonçait fut un temps des travaux qui fort heureusement ne se sont pas concrétisés : zone inondable, ce creux est le passage d’un ruisseau. Dans une zone urbaine, à un pas de la route de Toulouse où poussent des barres hideuses, ce vide est un événement. Tout comme le silence complet de cette nuit, ce calme immense après le chambard, le fracas, le pandémonium des deux nuits de tempête.

