Demain, ce sera officiellement l’hiver. Vendredi, ce sera indubitablement Noël. Et pourtant seule la grisaille des matins et l’obscurité des soirs en attestent, tout le reste conspire à une douceur automnale qui persiste dans l’air d’un bleu tremblant, dans la brume légère, dans la pluie hésitante et les reflets dorés sur les façades. Le sommeil me fuit, je lis plus encore, rumine des interrogations et me promène longuement. Le bout d’an approche et je n’ai même pas de résolutions pour la suite.
Archives de catégorie : journal
#2326
Oué super, l’alliance de deux des trucs les plus chiants du monde, grommela l’éditeur un peu nauséeux et d’humeur sombre, tandis que le pays s’enfonçait dans une boue brune, que l’on faisait passer pour « front républicain » l’élection de certains des pires fachos et que le gouvernement « de gauche » détournait l’état d’urgence afin d’enfermer des opposants et d’interdire à des immigrés de marcher dans la rue. Oué super. Bon, c’est pas tout ça mais va falloir songer à déplacer le siège social ovin en région Aquitaine, genre réfugiés politiques.
#2325
#2324
Levé relativement tôt ce matin, après une nuit remuée et hachée, et ayant les yeux qui piquaient trop pour poursuivre la lecture du dernier polar à avoir échoué sur ma table de nuit, je me suis résolu à descendre et à sortir — aussi bien, j’avais encore un bon tas d’enveloppes à aller déposer à la moins éloignée des boîtes à lettres normées que la Poste installe si parcimonieusement le long de nos artères urbaines. L’épaule alourdie, je traversais donc les petites résidences sixties des alentours du centre de formation ferroviaire, pour constater que ce jour encore serait bien brumeux. Les bords du boulevard se gommaient donc en blanc-gris léger, assez semblable m’a-t-il semblé au contenu de mes humeurs ces derniers temps, au sein d’un monde qui s’assombrit, me heurte, me fait souvent peur, ne propose que si peu d’intelligence et de compassion et n’offre que de fugaces étincelles d’amitié à saisir très fort. Je n’avais pas remarqué l’hiver dernier que Bordeaux était si sujet au brouillard, inattention, hasard saisonnier, changement climatique?
PS : Traversant le jardin de Mériadeck l’autre soir, j’ai pensé à William Degouve de Nuncques.
#2322
Bon, ces derniers jours j’étais passablement stressé et irrité par quelques conneries… mais ce matin pleuvent les chouettes nouvelles : un auteur qui prend des congés pour nous écrire son roman ; un autre qui arrête de fumer, ouf ; une autre (américaine) qui s’enthousiasme de notre désir de publication ; la fille d’un autre qui nous écrit une lettre drôle et gentille. Et quelqu’un que j’aime par-dessus tout qui débarque ce soir. Yep, good day so far.

