#6353

Mon impulsion initiale pour quitter Lyon, il y a plus de 12 ans de cela, était un appartement non isolé et une ville suffocante. Maintenant, Bordeaux commence à prendre de fâcheux traits à Séville et l’isolation des quelques 4000 bouquins sur les murs de mon salon ne suffit bientôt plus à tenir à distance les démons de la chaleur. Toile au-dessus de la terrasse, climatisation dans la chambre, volets en fer clôturant les vasistas, c’est une vie en apnée.

#6352

Renversant. Une longue soirée de jazz gascon hier à la Meca, le blockhaus géant de l’administration de la culture néo-aquitaine. Et c’était… bon sang, que c’était beau, bien, joyeux, virtuose, vraiment incroyable. D’abord Michel Macias et le légendaire Bernard Lubat, puis le Bal du siècle, le bigband de François Corneloup, onze musiciens dont Catherine Delaunay et mon camarade Michael Geyre, plus Macias et Lubat en invités, ce dernier a chanté et je suis tellement heureux de l’avoir entendu en vrai, sérieux, c’était d’une magie et d’une énergie enthousiasmantes. Merci.

#6351

Inquiet, hors d’haleine, en fauteuil roulant, à la fin de l’an de grâce 2024 votre serviteur au bout du rouleau entama une série de textes personnels, dans une forme de catharsis. Juste des souvenirs, assemblés, polis, commentés : une sorte de dialogue intérieur afin de retrouver un peu d’assise. Puis j’eus l’outrecuidance de faire relire tout cela par quelques proches, par mon vieil ami Pagel et par mon fils aussi que j’évoquais plusieurs fois. Et ceux-ci de me suggérer de trouver un éditeur. Soit. Vraiment ? Flatland répondit go en deux jours, et un an plus tard je viens d’avoir l’expérience assez troublante de recevoir les épreuves du premier chapitre. Artefacts de la mémoire, brisures de coquillages, comment cela sera-t-il reçu ? No lo se.

#6350

Pensées décousues d’un dimanche soir. Je m’estime fort chanceux d’avoir eu l’occasion de voir quatre fois des expositions de David Hockney – une fois à Londres, une fois à Paris et deux fois à Rouen. Ses scènes à piscines ne m’inspiraient rien, mais du moment où revenu en Grande-Bretagne il s’était mis au paysage, je fus durablement fasciné. Sinon, c’est le centenaire de Miles Davis. Et je relis un étrange pavé de fantasy, Freedom & Necessity de Brust & Bull, avec fascination et amusement. Au-dehors le monde brûle.

#6349

Ambiance solarpunk ces jours-ci : signé hier soir un exemplaire de la réédition chez Mnémos de mon anthologie du même titre, et ce matin aidé des amis à l’installation de panneaux solaires dans leur jardin, entre la menthe et les patates. Un deuxième volume de Solarpunk est en cours, qui devrait sortir au printemps prochain, également aux bons soins de la maison Mnémos.