#6269

Pff vous appelez ça de la neige ? Lorsque je me suis levé ce matin, une main glacée venait seulement de jeter un peu de gros sel sur la vitre du vasistas, rien de plus. Enfin, au moins fait-il grand beau et cela m’a mis un peu de baume au cœur pour recommencer à travailler après une bonne semaine de pause. Hop, courage, retour à l’écriture et à ma discipline des 10 000 signes par jour.

#6268

Beau brouillard cette nuit lorsque je suis rentré d’un réveillon anglophone, mais les photos ne donnaient rien, c’est la limite de cet appareil qui capte trop de lumière. En voici donc une ancienne et également anglophone somme toute. J’hésite à émettre des vœux, en cette nouvelle année électorale avant la grande catastrophe annoncée de l’an suivant. Tâchons de rester calme. Temps gris et terriblement froid qui m’a rappelé sans nostalgie aucune les températures lyonnaises. Vivement les beaux jours !

« Kindness, kindness, kindness. I want to make a New Year’s prayer, not a resolution. I’m praying for courage. » (Susan Sontag)

#6267

J’aime assez alimenter mes projets d’écriture de rencontres aléatoires. Et puis il y a de belles serendipités. Ainsi, j’expliquais à un ami lors d’une promenade que pour le polar que j’ai débuté, situé dans mon uchronie habituelle mais en 1902, j’envisage d’avoir un rôle pour Élisabeth d’Autriche. On fait une halte à une boîte à lire et qu’y trouve-je ? Une grosse biographie de Sissi ! Bon, il s’agit du genre « bio people », très sentimentale, mais je vais forcément y picorer quelques éléments. Et puis j’ai fort envie d’y évoquer les fumeries d’opium, je dois lire sur le sujet un beau bouquin de chez L’échappée. Hier soir j’ai l’imprudence de faire un tour chez un bouquiniste où je ne vais jamais d’ordinaire et hop ! une jolie reliure de Opium par Jean Cocteau, étrange recueil de notes, dessins et aphorismes lors d’une cure de désintoxication. Fabuleux Cocteau, toujours lumineux même lorsqu’il est incompréhensible. Je vais utiliser cela aussi, par conséquent.

#6265

Me suis endormi hier soir avec le cœur lourd. Quelque part dans la nuit, la mer a regagné ses droits et recouvert Bordeaux. Depuis le vasistas de ma chambre sous la pente du toit, je vis que les vagues caressaient les tuiles et que se balançait le haut des arbres émergeant des embruns. Je m’attendais à voir des mouettes mais la chatte demanda à ce que je lui ouvre l’autre lucarne, pour qu’elle puisse bondir sur la pente. Un rêve peut-il être juste contemplatif ? Je me souviens être demeuré à regarder cet océan turquoise, le palpitant toujours chagrin, je crois qu’une petite dune hirsute occupait déjà la terrasse au-dessus du salon. Un vent soufflait, c’est son froid peut-être qui m’a brièvement réveillé. Bon bout d’an ?