#6017

Bordeaux retourné au néant de la brume, c’est ce matin par le « chemin de montagne » que nous grimpâmes dans la forêt des coteaux de Cenon, admirant les troncs moussus gonflés de brouillard, les mousses neuves à l’éclat presque fluo et les premières floraisons de mimosa. Au retour, fourbu et transi, le chagrin d’apprendre la disparition d’un des très grands de la science-fiction, un de mes auteurs favoris, monsieur Christopher Priest. Souvenir d’avoir fait la queue à Épinal avec mon camarade Julien B. pour une dédicace, en fans émus. Et de cette jubilatoire table ronde à la convention de Harrowgate sur la New Wave, où Priest déroula ses souvenirs en compagnie de Clute et Robinson, un si beau et mémorable moment.

#5089

Un petit mot triste. Depuis trois ans j’allais régulièrement passer des week-ends dans un joli domaine près de Bordeaux, que par discrétion je surnommais Champignac. Je lui fais aujourd’hui mes adieux, mon parrain son propriétaire venant de mourir ce midi, à 88 ans. Je l’avais mis un peu en scène, et le domaine plus encore, dans une nouvelle intitulée « Les Deux morts de Mademoiselle Rose », in Archives d’un détective à vapeur. De beaux souvenirs, l’écriture d’un gros roman et de nombreuses nouvelles, ainsi que le début d’un autre roman, demeureront à inscrire au titre de ces séjours. Merci mon parrain, du fond du cœur.

#5066

En ce vendémiaire chaud et humide comme le fantôme d’un climat tropical, et en attendant la précipitation des jours d’Hypermondes à venir, je flâne et baguenaude un peu entre deux réunions. Fut hélas tristement déçu ce matin par une expo Chaland sottement noyée de pénombre épaisse, qui ne me permit guère de distinguer les belles pièces cachées dans l’ombre. Mes vieux quinquets exigent plus de lumens que cela.

#5203

Ah, c’est donc cela le régime de Macron : nous faire beaucoup marcher. Ça fait un peu d’exercice, à avancer tranquillement en compagnie d’une consœur éditrice, dans l’air sentant la fumée, non loin des trompettes de la fanfare.