The Case of the Exploding Acanthe. Depuis quelques mois, une immense hampe avait poussé au sein de l’acanthe, couverte tout d’abord de pousses vertes qui elles-mêmes ont écloses en fleurs discrètes, enfin poussèrent des sortes de glands, maintenant devenu cosses – et aujourd’hui, celles-ci explosent. Clac, clac, quatre grosses graines rougeâtres sont expulsées et les deux segments des cosses brunes jaillissent çà et là. C’est vous dire comme ma vie est mouvementée en ce moment. Enfin, troisième jour sans vertiges, je touche du bois mais continue à me sentir tel un vieillard chancelant et viens de relire l’un des meilleurs Agatha Christie selon moi, At Bertram’s Hotel, tout emplie de vieilles personnes. Un remarquable roman choral – relu avec en partie un regard intéressé car pour mon « roman ambitieux » de l’an prochain, si possible, j’aimerai essayer une telle structure de polar avec quantité de perspectives différentes. À part cela, la mémoire est chose étrange, je me suis levé ce matin en songeant que je pense souvent à Roland, avant que je ne réalise pourquoi aujourd’hui.
Archives de catégorie : journal
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#3094
On ne saurait dire que je manque de suite dans les idées. J’ai finalement travaillé un peu hier soir et ce matin sur une petite nouvelle qui se déroule à Oxford, pour laquelle j’avais pris des notes… en septembre 2003. (Fini ce soir) Reposé, la tête pas trop « légère », je parviens donc à écrire un brin. La fraîcheur n’est pas sans aider. Dans le patio, la plante fromage a un peu souffert de la chaleur. Trois des quatre tomates rougissent lentement. Du pourpier a eut l’excellente initiative de coloniser le pot du défunt mimosa.
#3093
Il ne cesse de pleuvoir, dans mes lectures de ce fichu été : dans Une vie de Maupassant, puisque je relis ce cher Guy ; dans les Jean Rouaud, à commencer par le formidable deuxième chapitre des Champs d’honneur, certainement parmi les plus belles pages météorologiques ; et bien entendu chez Simenon, qui s’en défendait et pourtant.
#3091
Brève excursion matinale afin d’être fidèle à un engagement : aller voir la petite place dédiée à l’écrivain Michel Suffran. Avant une semaine de pluie annoncée. Au Jardin public, les canards somnolent au bord de l’eau et les grands arbres marmonnent au bord du ciel. Les travaux estivaux forcent l’autobus du retour à se tortiller de rue en rue, hors de son circuit ordinaire.

