#2551

Relecture de La Saison de la sorcière de Roland C. Wagner, autant pour me le remettre en mémoire que pour « déboguer » le texte de scories d’OCR (je le réédite en novembre prochain). Et à chaque relecture, l’impression d’un dialogue silencieux avec mon vieil ami, à la fois tendresse, admiration et tristesse. L’art narratif de Roland est impeccable, comme Le Nombril du monde cette autre plongée dans le fantastique contemporain ou la fantasy urbaine, choisissez votre étiquette, s’avère formidablement prenante ; la « petite musique » habituelle, si fluide, et cette géographie des banlieues qu’il aimait tant, ces figures de petits loubards comme Roland lui-même en était un autrefois, tout sonne si juste. Troublant aussi de relire cela en ce jour de deuil, après les nouveaux attentats de Londres. Dire que la fiction wagnérienne demeure totalement pertinente serait un euphémisme.

#2549

Je suis en train de relire Printemps au parking de Christiane Rochefort, un roman qui fait partie des livres que j’ai beaucoup offert autour de moi. J’adore ce p’tit con. L’un des chapitres s’intitule « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, mais quel monde ? ». La question n’est pas sotte, elle parle à moi qui ne me lève jamais tôt. Lorsque j’étais libraire déjà, dans une existence antérieure, la boutique ouvrait tard et je me levais de même. Devenu éditeur indépendant, j’ai poursuivi dans cette tradition que j’oserai dire familiale si j’en juge par l’heure à laquelle mes parents émergent, depuis que mon paternel se trouve à la retraite. Tiens, un détail que j’apprécie dans les Rex Stout (ma grande relecture au long cours, remember) c’est qu’Archie, l’assistant de Nero Wolfe, ne se lève pas tôt du tout et a du mal à se réveiller, il évoque souvent son brouillard matinal.

#2547

Michel Pagel me les ayant filé, j’ai entamé la lecture du premier Ed McBain : style superbe, ces descriptions de la ville, wow ! On verra si je deviens « accro » comme Michel, ce serait bien, il y en a un paquet à lire… Mais pour le moment je fini de relire les Rex Stout, j’avais presque oublié à quel point est excellent Plot it Yourself, qui se déroule dans les milieux éditoriaux (il n’a jamais été traduit, dommage).