#2882

Allez, une petite occupation de confinement (encore qu’en vérité je ne manque pas encore de boulot, loin de là). Chaque jour une petite tranche de ma bibliothèque, avec un bref commentaire. Day one : Elizabeth Goudge. Une passion « coupable » pour une autrice que l’on qualifierait certainement de nos jours du qualificatif de « feel good », mais en vérité elle vaut bien mieux que cela. Michel Jeury m’en avait conseillé la lecture, eh oui, et plus tard mes amies américaines Ellen Kushner et Delia Sherman, connaissant ce mien penchant, m’en avaient offert quelques précieux tomes. (Pour des raisons de place, les poches sont sur l’étagère du dessus)

#2880

Printemps ! Et sur la table du jardin les feuilles de l’andromède du Japon (pieris japonica) forment une curieuse horloge. Le feuillage juvénile de cet arbre, d’un rouge vif, chute à cette saison, comme une sorte de pré-floraison. J’en fait souvent des marque-page.

#2878

Éveillé de bonne heure, j’ai décidé de ne pas me rendormir et me suis présenté au bureau de vote presque à l’ouverture, avant que de rejoindre le marché, où l’affluence fort chenue me permis de ne faire la queue nulle part. Les transports en commun étant interrompus je m’en suis retourné à pieds, sous ce ciel tendrement bleu qui embrasse la ville matinale d’une haleine dorée et frisquette. Croisé du monde : deux chats noir et blanc étendus dans un jardinet ; un autre, gros tabby aux yeux bridés, placidement assis sur le trottoir ; et un petit chien blanc et brun, basset peut-être, observant la rue depuis le rebord d’une fenêtre. Des pigeons, aussi, picorant dans mon impasse les miettes qu’une voisine jette chaque jour devant sa porte. Paisible fin du monde.