#2734

Hier, j’ai reçu the dreaded blue enveloppe. Gloups. Lorsque j’ai annoncé à mon long suffering assistant le montant des retraites annoncées et que j’allais devoir rester par conséquent au moins dix ans encore, je sais pas, son sourire a pris un curieux aspect figé et il s’est absenté un instant de la liaison Skype en marmonnant un truc sur les tutelles, je n’ai pas bien compris.

#2733

Dans le flot de tout ce que je lis, torrentiel s’il en est et tous genres confondus, il y a deux auteurs, / deux séries que je saisi avec gourmandise dés parution et qu’en général je me précipite pour lire, aussitôt. Il s’agit des « Bryant & May » de Christopher Fowler (non traduits) et des « Rivières de Londres » de Ben Aaronovitch (traduits). Du polar dans les deux cas, simplement weird dans le premier et carrément fantasy urbaine dans le deuxième — et la nouveauté de ce dernier est arrivée hier matin, j’en ai commencé la lecture hier soir, avec toujours le même plaisir.

Oui, je lis énormément et en permanence — et je ne regarde plus du tout d’images qui bougent, avec la médiocrité du run actuel de Doctor Who, c’est même hélas mes dernières « images qui bougent » qui s’effacent. Alors hier soir, j’ai réalisé qu’il y avait un petit coin du salon qui « manquait » de livres : j’ai poussé à fond contre le mur le bête écran noir et le lecteur argenté de dévédé, et posé devant deux immenses bédés, voilà, c’est mieux.

#2732

Après une mauvaise nuit peuplée de cauchemars confus et de chats ronronnant, j’avais titubé hors de mon lit en me jurant qu’aujourd’hui il ne serait pas question de se rendre à la brocante. Et puis j’ai ouvert les volets sur le soleil d’or et le bleu frémissant d’un dimanche au bord de la froidure hivernale et, comme machinalement, je suis sorti, mes pas allégés par le poudroiement de la lumière. Et brocante ce fut donc, plutôt orientée « cape et épée » avec quelques jolis Paul Féval et Amédée Achard, et puis ce recueil de six nouvelles policières de Jean Giono que j’espérais dénicher depuis longtemps. Lent retour, les rails du tram brillaient sur les quais silencieux, les feuilles mortes craquaient sur les trottoirs, et fourbu je regagnai mes pénates. Une journée à écouter du Joni Mitchell sans bouger du fauteuil orange contre la fenêtre du jardin, en sirotant un thé fumé.

#2731

Dîné hier soir avec des copains australiens pas vus depuis 30 ans… Évoqué Roland qu’ils avaient connu… Encore bossé aujourd’hui sur le premier dossier d’archives de Roland, qui va atteindre allègrement les 470 pages je pense… Continue de lire Le Chant du cosmos — je n’ose pas écrire « relire » car je ne me souvenais vraiment de rien, zéro mémoire, je le lis donc comme si je ne l’avais jamais lu alors que — et c’est tellement bon…

#2730

C’est terrible, c’est l’engrenage… Tout d’abord j’avais ceux de mon enfance, la plupart des Fantômette, des Club des Cinq, des Plodoc et quelques autres (les Christine Renard en Rouge !)… Et puis j’ai trouvé en boîte à livres un lot de Six Compagnons, puis une autre fois un lot de Michel, puis encore des Alfred Hitchcock… Puis FSM m’a offert un énorme lot de Rouge et Or, Spirale etc. Et puis voilà, l’engrenage, j’ai complété au gré des brocantes et vide-greniers… Mais ce n’est pas là le pire, Votre Honneur : c’est que je les lis, les ai presque tous lus – et que j’attends un lot de Langelot. On est peu de chose, allez.