#2369

Dernières lectures… Je lis actuellement et en les savourant lentement, précieusement, deux des plus beaux et originaux romans de fantasy qui soient : City of the Iron Fish de Simon Ings (1994, rééd 2014) et A Stranger in Olondria de Sofia Samatar (2013). Les deux sont à tomber. On the other hand, lu aussi deux Fantômette, et je viens de plonger dans la série de steampunk d’un certain Steven Harper, avec The Doomsday Vault, fort plaisant, de la bonne littérature populaire américaine actuelle, d’évasion. Enfin, j’avance fasciné dans l’énorme pavé L’École de Canterbury d’Aymeric Leroy, essai sur la forme de prog/jazz-rock qui demeure mon style musical favori.

#2368

Presque pas bossé aujourd’hui. Après trois jours de boulot dans la cave, nous avons été longuement nous promener, c’était nécessaire. Et comme je me sens crevé depuis un bon moment, limite surmenage, en tout cas ambiance « mars m’a tuer », je vais lever le pied durant une quinzaine de jours. Pfiouh. Tiens, je vais lire, pour changer.

#2367

Opération « démontage / remontage de la cave-stocks des Moutons », done ! Trois jours de travaux harassants. Tout est monté, plié, trié, rangé, nettoyé… Ouf. En 12 ans, le petit stock d’exemplaires VPC / SP / auteurs / livres épuisés des Moutons électriques est passé par un garage über poussiéreux à Villeurbanne, une cave ultra obscure et cendreuse à Lyon, un garage lointain et humide à Lyon… et ces dernières années, dans ma cave bordelaise, claire et sèche, mais le foutoir de cartons entassés n’était plus gérable, il fallait vraiment installer des étagères pour s’y retrouver durablement. Ça peut sembler rien du tout, mais ça va nous changer le boulot, assurément.

13071734_10201430301994720_5386340942296957996_o12998147_10201430301914718_7782172781890472145_o

#2366

L’île de Mayotte est un département français. Mais bon, c’est loin, hein? Alors c’est pas comme si les médias français, pour la plupart basés à Paris et qui déjà ne savent pas bien que le reste de la France existe, allaient parler de Mayotte. C’est vrai quoi, c’est pas comme si dans un département français, en ce moment, (je cite le camarade Tim Rey) : « L’île est en grève générale plutôt musclée depuis dix jours (et ça risque de durer). Des barrages partout sur les routes, le port bloqué, des bandes d’ados avec des barres de fer et des coupe-coupe longs comme le bras qui circulent de jour pour aller « régler des comptes » avec des gars d’autres villages : ils profitent du « climat insurrectionnel » pour se lâcher. Et plus rien dans les magasins. » Tout va bien, la presse parisienne n’en parle pas donc ça n’existe pas.

#2365

L’autre jour, mon assistant me disait que j’avais tort de n’évoquer que mes lectures polar-fantasy, que le reste serait intéressant à commenter, aussi. Bon. Eh bien donc, ma lecture favorite du moment s’intitule Adrift, c’est par une journaliste anglaise nommée Helen Dabbs et c’est du nature writing à propos de Londres et de ses cours d’eau – sujet que j’adore s’il en est. La dame habite à bord d’un narrowboat, une petite et étroite péniche anglaise. Et elle le raconte avec un talent appréciable, une langue juste et belle, sans trop en faire ; on voit que depuis son premier livre, un petit truc où elle suivait un an durant le minuscule jardin qu’elle avait planté sur une terrasse, écrit quand elle était dans la vingtaine, eh bien elle a bcp écrit et bcp appris, car c’est en écrivant que l’on apprend à écrire… Et si son premier était sec, pas à la hauteur de ses ambitions, cette fois une dizaine d’années plus tard elle est devenue une autrice de nature writing accomplie et poétique, maîtrisant bien cette forme littéraire qui, dans son déploiement anglais, me séduit tant. J’ai d’ailleurs vu avec amusement que l’attachée de presse de chez Gallmeister est très fortiche pour faire gober des mensonges : toute la presse française répète que le nature writing est américain, à l’instar des textes traduits chez Gallmeister. Quelle sottise, quelle imposture. Le nature writing est britannique aussi, bien entendu, et ô combien. Qu’est pénible cet américanisme galopant de la branchitude française, bon sang de bois.

Sinon, hier soir, toujours trop crevé pour parvenir à fixer mon attention, c’est terrible, j’ai un peu papillonné de livre en livre, assis sur le plancher, à côté d’un des rayonnages d’art du salon. Vous connaissez Hiroshi Unno? Le monsieur est un historien d’art japonais, qui produit des livres bien beaux et bilingues japonais/anglais, aux précieuses couvertures (il faut que je me renseigne sur cette technique d’un vernis sélectif métallique, l’effet est renversant). Il a produit ainsi de gros artbooks (comme disent les geeks) sur Georges Barbier, William Morris et Harry Clarke. De quoi faire briller mes mirettes et alimenter le travail que je prépare…

Et puis enfin, lu de larges chapitres de deux recueils de critiques d’art, l’un par le peintre Jacques-Émile Blanche (contemporain des impressionnistes) et l’autre par un historien d’art moderne des années 1970-80, André Fermigier.